Face à l’escalade de la violence dans l’Est de la République démocratique du Congo, les mots de Jean Nzadi, président du « Réseau des Jeunes Agir pour l’Afrique et la RDC », tombent comme un appel pressant à la conscience nationale : « si chaque Congolais mettait la même énergie qu’on met pour soutenir un club de foot ou pour conserver un poste politique, nous aurions déjà gagné cette guerre ».
Ce jeune leader dénonce une indifférence généralisée et invite à transformer la passion individuelle pour le football, la carrière, la foi ou la musique en une mobilisation collective en faveur de la Patrie. Son message n’est pas seulement moral : il est stratégique.
Selon lui, la victoire passe par l’unité sociale, le soutien visible aux forces congolaises, et par une communication qui valorise notre pays et nos militaires plutôt que les querelles partisanes.
Cet appel arrive dans un contexte dramatique où les autorités congolaises et plusieurs organisations internationales accusent des soutiens extérieurs notamment au mouvement M23 d’avoir aggravé la crise humanitaire et militaire dans l’Est du pays. Les conséquences sont lourdes : déplacements massifs, hôpitaux à court de médicaments, et populations civiles prises en étau.
Au-delà des dénonciations diplomatiques, M. Jean Nzadi met le doigt sur une faiblesse intérieure : la polarisation politique et l’intérêt personnel qui paralysent l’action commune. Il exhorte les citoyens, policiers, militaires, artistes, religieux, militants et simples citoyens à utiliser leur influence pour défendre l’intégrité territoriale et la dignité nationale.
Plus loin, il croit fermement que la mobilisation populaire et la fierté nationale peuvent inverser le rapport de forces et attirer la sympathie internationale.
Cet appel à la responsabilité collective demande, à ses dires, des gestes concrets : soutenir moralement et matériellement les forces en première ligne, cesser les critiques stériles pour se concentrer sur l’essentiel, et exiger des dirigeants une gouvernance tournée vers « le peuple d’abord ».
C’est une invitation à substituer la division par la solidarité, une condition, selon lui pour que le Congo retrouve sa place et sa stabilité.
Rédaction Réveil Congo

