Des affrontements ont opposé, vendredi 6 février 2026, des éléments de l’AFC-M23 aux combattants Wazalendo dans le groupement de Kamisimbi, territoire de Walungu, situé à environ 12 kilomètres de la ville de Bukavu, au Sud-Kivu, selon des sources locales.
D’après ces sources, les combats ont débuté tôt dans la matinée, vers 6 heures, alors que des fidèles catholiques participaient à une messe à la paroisse Saint-Jacques Apôtre de Kamisimbi. Malgré les détonations entendues dans la zone, l’office religieux s’est poursuivi jusqu’à sa fin, sans incident signalé parmi les fidèles.
La situation sécuritaire a entraîné la suspension de plusieurs activités. Des élèves et enseignants en route vers l’école ont été contraints de rebrousser chemin, indique le directeur d’un établissement scolaire local ayant requis l’anonymat. Aucune école n’a ouvert ce jour-là dans le groupement. Les activités socio-économiques, notamment agricoles, ont également été perturbées, plusieurs habitants ayant préféré rester chez eux par mesure de prudence.
Les affrontements auraient duré près de trois heures, jusqu’aux environs de 9 heures, avant une accalmie relative. Aucun bilan officiel n’est encore disponible. Toutefois, des sources locales signalent qu’une jeune fille blessée aurait été évacuée vers l’Hôpital provincial général de référence de Bukavu pour recevoir des soins.
Ces violences ont provoqué des déplacements de populations vers les localités de Kalangwe, Kabungo, Chiragabwa et Nyantendé, dans le groupement de Mudusa, territoire de Kabare. Certaines familles ont néanmoins commencé à regagner leurs domiciles dans l’après-midi après le retour progressif au calme.
Face à cette situation, des voix locales continuent d’appeler au dialogue, à la retenue et à la recherche de solutions pacifiques afin de préserver la sécurité des populations civiles. Plusieurs acteurs communautaires et responsables locaux encouragent également les initiatives visant à renforcer la cohésion sociale et la stabilité dans la région.
Isaka Kijana

