Des affrontements ont éclaté ce mardi 2 décembre 2025 dans plusieurs localités du Sud-Kivu, notamment Kaziba, Kamanyola, Katogota et Lubarika, ravivant les tensions déjà fortes dans la région. Le gouvernement congolais et le mouvement AFC-M23 s’accusent mutuellement d’être à l’origine de ces attaques.
Dans un communiqué rendu public par son porte-parole, le général Ekenge Bomusa Efomi Sylvain, le gouvernement de la RDC pointe du doigt l’AFC-M23, qu’il accuse d’avoir lancé des offensives contre les positions des FARDC et les zones civiles.
L’AFC-M23 rejette ces accusations. Son porte-parole, Lawrence Kanyuka, affirme au contraire que les violences proviendraient d’« opérations offensives des forces gouvernementales ».
Il accuse notamment l’armée congolaise d’avoir largué des charges explosives dans la zone de Kamanyola, parlant de pertes au sein de la population civile, sans autres détails officiels disponibles à ce stade.
Cette nouvelle escalade intervient alors que les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame sont attendus aux États-Unis le 4 décembre pour des discussions visant à avancer vers un accord de paix.
Une situation qui renforce les inquiétudes sur le terrain et met à l’épreuve les efforts diplomatiques en cours.
Isaka Kijana

