Image default
Revue de Presse

Frappes de drones à Goma, polémique autour de Bahati : la presse congolaise fait le point

La presse congolaise de ce mercredi 11 mars 2026 revient largement sur l’évolution de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, marquée notamment par des accusations de frappes de drones à Goma et par l’interception d’appareils rwandais dans la région de Minembwe.

Dans le même temps, les journaux s’attardent sur les remous politiques à Kinshasa autour du débat sur la révision de la Constitution et les réactions suscitées par les déclarations du président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo. Entre tensions sécuritaires, polémiques politiques et enjeux institutionnels, les quotidiens analysent également la montée de l’insécurité dans la capitale ainsi que certaines décisions économiques du gouvernement.

REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 11 MARS 2026

Ouvrons cette revue de presse avec « ACTUALITÉ.CD« , qui révèle que la ville de Goma, a été la cible de frappes de drones des FARDC. C’est ce qu’ont révélé tôt ce matin, les dirigeants de l’AFC-M23. Selon un bilan provisoire communiqué par la rébellion, il y a eu trois morts.

Pendant ce temps, deux drones rwandais ont été abattus à Minembwe. Selon des sources militaires, relayées par « LA TEMPETE DES TROPIQUES« , les appareils ont été interceptés à Mikenge, après avoir franchi les limites aériennes de la RDC.

Dans son message, ajoute « LE POTENTIEL« , l’armée qualifie cet incident de provocation et d’agression, soulignant qu’il constitue aussi une violation de l’Accord de Washington, signé dans le cadre des efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions dans l’est du pays.

L’actualité, c’est aussi ce débat autour de la révision de la Constitution. Après ses propos, Bahati Lukwebo présente ses excuses et réaffirme sa loyauté au Président Tshisekedi, nous apprend « LEPOUVOIRDUPEUPLE.COM« .

Pour calmer la tempête soulevée par ses propos sur la révision constitutionnelle, Modeste Bahati fait profil bas, nous apprend « LE POTENTIEL« . A la suite de la grosse tempête suscitée par ses propos sur la révision constitutionnelle, Modeste Bahati Lukwebo affirme que ses déclarations ont été  » sorties de leur contexte « . Il dit n’avoir jamais exprimé d’opposition à une révision de la loi fondamentale, avant de redire sa loyauté à Félix Tshisekedi.

Dans un message écrit, Modeste Bahati Lukwebo, renchérit « L’AVENIR« , clame avoir mal été compris en répondant à une question « hors sujet » d’un journaliste.

Bahati s’excuse et se flingue, souligne de son côté « AFRICANEWS« . Le geste était censé éteindre l’incendie. Il tend à l’attiser au contraire. Résultat : un rétropédalage qui en dit long sur les équilibres vacillants au sommet de l’Union sacrée.

Pour « FORUM DES AS« , cette posture somme toute prudente, illustre un phénomène bien connu dans la vie politique congolaise : la tendance des hommes politiques à céder sous la pression, quitte à renier temporairement leurs positions, au risque de perdre crédibilité et autorité morale.

Reste à savoir, écrit pour sa part « INFOS27« , si cette clarification suffira à apaiser les critiques formulées ces derniers jours par certains acteurs de la majorité, alors que les discussions autour des réformes institutionnelles continuent d’alimenter le débat politique à Kinshasa.

Pour sa part, « LE PHARE« , estime que le rétropédalage de Modeste Bahati ne change rien. Car, le tabloïd apprend qu’une pétition serait en cours en vue de le défenestrer du Bureau de la Chambre haute. Celle-ci aurait même dépassé 40 signatures, alors que le quorum exigé est de 22 signatures.

Pendant ce temps, « LA RÉFÉRENCE PLUS« , dénonce le silence des scientifiques qui expose la population à la manipulation. Face à ce débat houleux qui engage l’avenir de plus de 100 millions de Congolais, l’éclairage des spécialistes du droit constitutionnel devrait pourtant s’imposer comme une nécessité absolue.

De son côté, « CONGO NOUVEAU« , déplore la distraction des acteurs politiques pendant que l’est du pays est occupé. Alors que l’est de la RDC demeure en proie à l’insécurité et à l’occupation de plusieurs localités par des groupes armés, le débat sur une éventuelle modification de la Constitution refait surface dans l’arène politique. Une polémique qui interroge les priorités de certains acteurs politiques au moment où le pays fait face à une crise sécuritaire majeure.

Entre-temps, l’AFDC-A réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi et à son autorité morale. Dans une déclaration parvenue hier mardi à « LA TEMPETE DES TROPIQUES« , le Regroupement politique dénonce la campagne de dénigrement, d’intoxication, de machination politique, d’injures, de menaces et d’intimidations menée à travers certains médias, dans le but de ternir le nom et l’image de son Président national statutaire et Autorité morale, le professeur Modeste Bahati Lukwebo après sa dernière sortie médiatique.

Dans le reste de l’actualité. La Rentrée parlementaire renvoyée au lundi 16 mars 2026 annonce « LA TEMPETE DES TROPIQUES« . Conformément aux dispositions de l’article 115 alinéa 2 de la Constitution, le Bureau de l’Assemblée nationale porte à la connaissance des honorables députés, que l’ouverture de la session ordinaire de mars 2026 aura lieu le lundi 16 mars 2026.

Parmi les nouvelles matières à examiner au cours de cette session figurent selon « AFRICANEWS« , les projets de loi de ratification des Accords RDC – Rwanda et RDC – États-Unis, déposés le week-end dernier au Parlement par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Poursuivons cette revue de presse avec « LE POTENTIEL« , qui remet en cause la stratégie sécuritaire de Jacquemain Shabani. La capitale de la RDC est confrontée à une montée inquiétante de l’insécurité, marquée par la multiplication des cas de kidnapping et de braquages signalés dans plusieurs communes de Kinshasa. Chaque jour, des familles lancent des appels à l’aide pour retrouver leurs proches portés disparus, tandis que des témoignages d’attaques et d’enlèvements circulent abondamment sur les réseaux sociaux.

Autre chose pour terminer. Les sociétés de paris sportifs, casinos et loteries sommées de payer leurs taxes et d’obtenir un agrément avant le 31 mars. Dans un communiqué consulté par « CONGO NOUVEAU« , le ministère des finances précise que, selon l’article 46 de la Loi de finances du 10 décembre 2023 pour l’exercice 2024, la taxe sur l’autorisation d’exploitation des entreprises de jeux de hasard ainsi que la taxe ad valorem sur les gains des joueurs sont désormais gérées par le ministère des Finances.

Tapie Lutunu avec Réveil Congo

Articles similaires

Revue de presse : Félix Tshisekedi toujours au front pour une solution durable à l’Est !

Rédaction

RDC : la CENCO divisée, l’Union sacrée secouée, la tension politique monte d’un cran

GLMLuban

Revue de Presse du Mardi 26 Mars : « Paul Kagame aux abois », « mur de séparation RDC-Rwanda », « Nicolas Kazadi bloque le paiement des prestataires des IXeme Jeux de la Francophonie »

Rédaction

RDC : le spectre d’un troisième mandat ravive les tensions autour de Tshisekedi

GLMLuban

Revue de Presse du 08/04 : « Eric Nkuba : une déposition contestée», « après la pluie, mauvais temps à Kinshasa », « Paix entre Teke et Yaka, c’est la patrie qui gagne »

Rédaction

RDC : sanctions contre Kabila, Washington hausse le ton, Kinshasa retient son souffle

GLMLuban