Le débat autour d’un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi prend une ampleur inédite en République démocratique du Congo. Après ses déclarations devant la presse, affirmant qu’il pourrait briguer un nouveau mandat « si le peuple le demande », la classe politique s’embrase.
Opposants, anciens alliés et figures de la société civile dénoncent déjà une dérive politique susceptible de bouleverser l’équilibre institutionnel du pays.
Pendant que certains accusent le pouvoir de préparer un glissement électoral, d’autres estiment que le débat constitutionnel détourne l’attention des véritables urgences nationales, notamment la crise sécuritaire persistante dans l’Est.
Dans ce climat tendu, les sanctions américaines contre Joseph Kabila continuent également de produire des secousses politiques et diplomatiques.
Entre ambitions présidentielles, tensions institutionnelles et préoccupations sécuritaires, la RDC entre progressivement dans une zone politique à haut risque à l’approche de 2028.
REVUE DE PRESSE DU VENDREDI 08 MAI 2026
Le débat autour d’un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi continue d’enflammer la scène politique congolaise. Après les déclarations du Chef de l’État lors de sa conférence de presse, les réactions se multiplient au sein de l’opposition et de la classe politique.
Selon CONGO NOUVEAU, André Claudel Lubaya accuse le président de vouloir instrumentaliser « la volonté du peuple » afin de justifier ce qu’il considère comme une « intention frauduleuse ». Au sein du FCC de Joseph Kabila, l’ancienne sénatrice Francine Muyumba rejette également toute perspective de troisième mandat et promet de combattre ce projet.
Même tonalité chez Jean-Marc Kabund.
D’après FORUM DES AS, l’ancien président intérimaire de l’UDPS juge les déclarations présidentielles déconnectées des priorités du moment, dénonçant une forme « d’insouciance » face à la gravité de la situation nationale.
Pour sa part, José Makila, cité par AFRICANEWS, accuse Félix Tshisekedi de préparer un glissement électoral. Selon lui, le pouvoir serait devenu « une drogue dont certains ne peuvent plus se passer ».
Après cette sortie médiatique du Chef de l’État, Martin Fayulu annonce, selon LA RÉFÉRENCE PLUS, une conférence de presse prévue ce vendredi afin de réagir à la situation politique actuelle.
De son côté, Joseph Olenghankoy dénonce un débat constitutionnel qui, selon lui, paralyse la vie nationale et détourne l’attention des véritables urgences du pays.
Plusieurs médias estiment désormais que le président a clairement ouvert la porte à un débat sur la révision de la Constitution.
OURAGAN parle d’une ligne « prudente mais ambiguë », tandis que EXCLUSIF RDC considère que le verrou sur la limitation des mandats pourrait devenir l’un des enjeux politiques majeurs de la fin du second quinquennat de Félix Tshisekedi.
Pendant ce temps, les réactions aux sanctions américaines contre Joseph Kabila se poursuivent. Dans une tribune relayée par L’AVENIR, Thierry Monsenepwo estime que ces sanctions vont bien au-delà du symbole et pourraient durablement fragiliser l’influence politique et financière de l’ancien président.
À Kinshasa, l’Assemblée provinciale a ouvert une enquête sur des allégations d’abus sexuels visant le promoteur du Lycée Madame de Sévigné. Selon 7SUR7.CD, le dossier a été évoqué lors d’une question d’actualité adressée au ministre provincial de l’Éducation.
Sur le plan judiciaire, le parquet militaire a requis la prison à vie contre le général Philémon Yav, poursuivi notamment pour trahison et incitation des militaires à violer leurs obligations. La Haute Cour militaire a renvoyé l’affaire au 12 mai prochain.
Le dossier FRIVAO continue également de susciter des interrogations. Selon LE MAXIMUM, le ministre de la Justice a révélé devant le Sénat que sur 195 millions de dollars mobilisés, seuls 28 millions auraient réellement été versés aux victimes, alimentant les soupçons de mauvaise gestion et de fraude.
Dans le secteur minier, Louis Watum Kabamba accélère les projets dans le Grand Kasaï. CONGO NOUVEAU annonce des discussions avancées avec la société chinoise China Railway Resources Universal Limited pour le développement d’un important projet minier dans le Kasaï-Oriental.
Enfin, une mission du Fonds monétaire international a effectué une visite de travail à l’Inspection générale des finances afin d’évaluer son rôle dans l’amélioration de la gestion des finances publiques en RDC.
Tapie Lutunu et Réveil Congo

