Le Réseau pour les droits de l’homme (RHEDO) a révélé que 280 cas de violences sexuelles ont été enregistrés en 2025 dans la ville de Butembo, située dans l’est de la République démocratique du Congo. Ces chiffres, issus d’un rapport rendu public ce jour, mettent en lumière une situation alarmante touchant principalement les femmes et les jeunes filles.
Selon le coordonnateur du RHEDO, Muhindo Wasivinywa, les auteurs présumés de ces violences proviennent de divers horizons, notamment des civils, mais aussi des éléments des forces de sécurité, dont des militaires et des policiers.
Malgré le nombre important de dossiers déjà examinés par le tribunal militaire de Butembo, plusieurs affaires restent encore en cours d’instruction, tant au niveau du parquet civil que militaire.
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Le RHEDO dénonce également la persistance d’arrangements à l’amiable dans certaines affaires, une pratique qui compromet gravement le bon fonctionnement de la justice et favorise l’impunité des auteurs.
Face à cette situation préoccupante, les organisations de défense des droits humains lancent un appel urgent à des actions concrètes pour prévenir ces violences, améliorer la prise en charge des victimes et garantir des sanctions exemplaires contre les responsables.
Les acteurs locaux insistent par ailleurs sur la nécessité de renforcer les campagnes de sensibilisation au sein des communautés afin de freiner la progression de ce phénomène. Ils plaident également pour un dispositif plus efficace de prévention et une réponse judiciaire plus rigoureuse.
La situation à Butembo demeure critique et exige une intervention rapide des autorités locales ainsi que de la communauté internationale. Des mesures fermes s’imposent pour mettre un terme à ces violences et assurer justice aux victimes.
Banza Alain Tarcisse

