À Kindu, la liberté de manifester a été brutalement interrompue le jeudi 19 mars. La Société Civile du Maniema, soutenue par les travailleurs de la Fondation Mapon et des parents d’élèves, a vu sa marche pacifique réprimée par les forces de l’ordre, alors qu’elle réclamait le dégel des comptes bancaires de l’université, de l’hôpital et des écoles de la fondation.
Le rassemblement avait débuté dans la matinée devant le siège de l’Assemblée provinciale. Travailleurs et parents d’élèves, inquiets pour l’avenir scolaire de leurs enfants, étaient venus manifester leur détresse. Pancartes et slogans en main, ils réclamaient un geste immédiat des autorités pour assurer la continuité des services sociaux.
Malgré le respect du délai légal de notification de 24 heures, les forces de l’ordre ont bloqué le cortège, empêchant toute progression. Les organisateurs dénoncent le rôle du Gouverneur provincial, accusé d’avoir ordonné la répression d’une manifestation pacifique et conforme à la loi.
Interrogé par la presse, Maître Stéphane Kamundala, responsable de la Société Civile, a exprimé son indignation :
« On gèle les comptes, on gèle nos vies et on gèle l’éducation de nos enfants. Nous ne demandons que notre droit à la survie ! »
Bloqués sur place, les cadres de la Société Civile et les collectifs de parents ont promis de poursuivre leurs actions de plaidoyer, jusqu’à ce que leur mémorandum soit officiellement pris en compte et que les autorités mesurent l’ampleur de la catastrophe sociale qui menace la province du Maniema.
Malgré la répression, la mobilisation reste intacte. Les organisateurs ont annoncé la multiplication des initiatives pour maintenir la pression sur les autorités et obtenir le dégel des comptes, indispensable à la survie de la Fondation Mapon et à la continuité des services sociaux essentiels pour la population.
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Isaka Kijana

