Chers parents, les réseaux sociaux sont aussi nocifs pour vos enfants que pour leur avenir. Surveillez-les ! Tel était le message clé d’un entretien tenu samedi à Kinshasa, dans la commune de Ngaliema (ouest de Kinshasa), en République démocratique du Congo.
Mme Pélagie Sanduku, Coordonnatrice de l’Asbl ‘’Avenir des jeunes’’, a expliqué aux parents les conséquences des réseaux sociaux sur la vie de la jeunesse. « Les réseaux sociaux occupent une place prépondérante dans la vie des individus. Ils n’ont pas pour mission de détruire la jeunesse, mais la mauvaise utilisation de ces supports peut avoir des conséquences néfastes sur les jeunes. C’est pourquoi j’invite les parents à s’impliquer dans leur gestion », a-t-elle déclaré.
Elle a insisté sur la vigilance des parents. « Nous demandons aux parents d’être vigilants pour la jeunesse. Le refus des téléphones aux enfants est important, cela leur permet de rester concentrés sur ce qui est essentiel, comme leurs études », a-t-elle ajouté.
L’avènement des réseaux sociaux a profondément changé les habitudes des individus, a souligné Mme Sanduku. « De nos jours, il semble normal qu’un enfant en âge de lire et écrire possède un téléphone portable. Au-delà d’être un simple outil de divertissement et d’apprentissage, il est un lien de connexion entre parents et tuteurs », a-t-elle expliqué. Cependant, elle a également averti que les réseaux sociaux sont une fenêtre par laquelle des personnes mal intentionnées peuvent s’introduire dans la vie des enfants et des adultes.
Mme Sanduku a alerté sur les dangers du harcèlement en ligne. « A travers les réseaux sociaux, les enfants, voire les adultes, sont victimes de harcèlements venant de toute part. Les parents ne doivent pas ignorer le danger que représentent les réseaux sociaux pour leur progéniture. Il revient à eux d’assurer la protection des enfants face à ce danger », a-t-elle prévenu.
Elle a rappelé que les réseaux sociaux et l’internet sont initialement prévus pour faciliter les rapports entre individus, mais ils sont souvent détournés de leur finalité par une jeunesse qui les utilise à tort et à travers. « Ignorant que certains actes sont constitutifs d’infractions et entraînent des sanctions, les jeunes utilisent les réseaux sociaux par effet de mode », a-t-elle rapporté.
Mme Sanduku a préconisé la limitation des heures d’utilisation des téléphones portables. « Il est important d’aider les jeunes à installer des applications pour enfants. Elles permettent aux parents de contribuer d’une manière ou d’une autre à l’utilisation positive des téléphones portables des enfants », a-t-elle conclu.
Les parents sont ainsi appelés à prendre conscience des risques et à agir pour protéger leurs enfants des dangers des réseaux sociaux. En encadrant leur utilisation, ils peuvent aider les jeunes à naviguer de manière plus sûre et responsable dans le monde numérique.
Tigana Kanku

