La commune rurale de Bena Leka, située à environ 60 kilomètres de Demba, dans la province du Kasaï Central, fait face depuis près de cinq ans à un profond désordre administratif. En cause :
l’absence d’infrastructures publiques fonctionnelles, qui perturbe fortement le quotidien des habitants.
Selon la société civile locale, aucune structure adéquate n’existe pour abriter les services administratifs et sécuritaires, y compris la Police nationale congolaise (PNC).
Plusieurs services publics, notamment la Direction générale de migration (DGM), l’Agence nationale de renseignements (ANR), le greffe du tribunal de paix, le cadastre ou encore l’administration communale, fonctionnent dans des conditions précaires.
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Faute de bâtiments appropriés, ces services sont contraints d’occuper des locaux de fortune, notamment dans le marché central construit dans le cadre du projet PRISE, ou dans des espaces loués. Seul le greffe du tribunal de paix est provisoirement installé sur une parcelle privée, en attendant la construction d’un bâtiment adapté.
Cette situation affecte directement plus de 5 000 habitants, qui expriment leur frustration face à ce qu’ils considèrent comme une mauvaise gestion et un manque d’implication des autorités locales.
La population appelle avec insistance les députés élus de la circonscription de Demba, issus des élections du 20 décembre 2023, à s’engager concrètement dans la construction et la réhabilitation des infrastructures publiques.
Pour les habitants de Bena Leka, il est urgent de mettre fin à cet abandon et de doter la commune d’équipements administratifs dignes, capables de garantir un service public efficace et adapté aux besoins de la population.
Dan Narcïs Nzuji

