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Revue de Presse

Révision constitutionnelle : le pouvoir accélère, l’opposition contre-attaque

La République démocratique du Congo entre dans une phase politique décisive, marquée par le lancement officiel du processus de réforme constitutionnelle.

Portée par l’Union sacrée de la nation, cette initiative suscite à la fois espoirs et vives controverses au sein de la classe politique et de la société civile. Alors que la majorité appelle à une large consultation nationale, l’opposition dénonce une manœuvre politique visant à redéfinir les équilibres du pouvoir.

Ce débat intervient dans un contexte particulièrement sensible, caractérisé par une crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays et des tensions politiques croissantes à Kinshasa.

Parallèlement, les discussions autour des accords internationaux, notamment avec les États-Unis, ainsi que les questions liées aux droits humains et à la gouvernance continuent d’alimenter l’actualité.

Entre réformes institutionnelles, enjeux sécuritaires et exigences de transparence, cette revue de presse revient sur les faits majeurs qui façonnent le paysage national.

REVUE DE PRESSE DU MARDI 21 AVRIL 2026

Le processus de réforme constitutionnelle en RDC franchit une nouvelle étape.

À travers un communiqué officiel parvenu à LA PROSPÉRITÉ, l’Union sacrée de la Nation a lancé un appel à l’ensemble des forces vives du pays afin de soumettre leurs propositions en vue d’un éventuel changement ou d’une révision de la Constitution. L’Union sacrée passe à l’action, écrit VRAIE-THEMATIQUE.

Dans ce communiqué, le secrétaire permanent André Mbata invite partis politiques, société civile, universitaires, juristes et citoyens, tant de l’intérieur que de la diaspora, à transmettre leurs contributions au plus tard le 20 mai prochain.

Dans le même document consulté par FORUM DES AS, cette initiative est justifiée par les nombreuses manifestations de soutien enregistrées à Kinshasa, dans les provinces ainsi qu’au sein de la diaspora congolaise.

Mais pour OURAGAN, le doute n’est plus permis : tout convergerait vers une stratégie visant à préparer le maintien de Félix Tshisekedi au pouvoir au-delà de 2028.

Le média souligne que pendant que l’Union sacrée ouvre les consultations, l’UDPS verrouille toute discussion sur une éventuelle succession.

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De son côté, LA TEMPÊTE DES TROPIQUES estime que le débat sur la modification de la Constitution franchit désormais une étape opérationnelle, quittant le terrain informel pour une phase structurée.

Dans un contexte sécuritaire toujours fragile à l’Est, INFOS27 note que cette démarche s’inscrit dans la recherche d’un équilibre durable et d’un renforcement de l’État.

Cependant, LE POTENTIEL rappelle que ce débat intervient alors que le pays fait face à une crise sécuritaire majeure, marquée par les offensives de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda, ayant entraîné la perte de plusieurs territoires.

Pour LE JOURNAL, la Constitution elle-même interdit toute révision en période de guerre, d’état de siège ou d’urgence, relançant ainsi le débat juridique.

Du côté de l’opposition, le refus est catégorique. Le député Christian Mwando, cité par RFI.FR, considère cette initiative comme une manœuvre politique du pouvoir en place.

Pendant ce temps, l’Ecidé exige la libération de ses militants arrêtés lors d’une manifestation contre la révision constitutionnelle.

Selon FORUM DES AS, le parti de Martin Fayulu appelle la police de Tshangu à les libérer sans condition.

Poursuivant sur le volet sécuritaire, LA PROSPÉRITÉ indique que les accords entre Kinshasa et Washington continuent de susciter des interrogations, notamment au sein de l’opposition qui réclame plus de transparence.

Sur le front judiciaire et politique, INFOS27 révèle que Kinshasa rejette toute idée d’amnistie pour Joseph Kabila et Corneille Nangaa dans le cadre des discussions de Montreux avec l’AFC/M23. Autre dossier sensible : la détention d’Aubin Minaku.

Selon LE POTENTIEL, son épouse dénonce des conditions de détention préoccupantes dans une correspondance adressée aux autorités compétentes.

Dans le domaine de la gouvernance, LA TRANSPARENCE rapporte que la Cour des comptes a épinglé le Directeur général de l’OVD pour défaut de présentation des comptes annuels 2022 et 2023, une violation jugée grave des règles de gestion publique.

Terminons avec LEPOUVOIRDUPEUPLE.COM, qui revient sur la question des migrants expulsés vers la RDC.

L’OIM précise que toute assistance sera conditionnée au consentement libre et éclairé des personnes concernées, traçant ainsi des lignes rouges dans leur prise en charge.

Tapie Lutunu et Réveil Congo

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