La revue de presse de ce vendredi est essentiellement consacrée à la levée du moratoire de la peine de mort, par Madame la Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo, qui a signé une note circulaire adressée au président de la Cour constitutionnelle, au premier président de la Cour de cassation, au procureur général près la Cour de cassation, au Premier président de la Haute Cour militaire et Auditeur Général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
L’Agence Congolaise de Presse (ACP) annonce « le moratoire sur l’exécution de la peine de mort en République démocratique du Congo a été levé, en conformité avec une décision du gouvernement dont les modalités d’application ont été déterminées par la ministre de la Justice, dans une circulaire adressée au parquet ».
Et de rappeler : « La peine de mort consécutive à une condamnation judiciaire irrévocable intervenue en temps de guerre, sous état de siège ou d’urgence, à l’occasion d’une opération de police tendant au maintien ou au rétablissement de l’ordre public ou encore pendant toute autre circonstance exceptionnelle, sera (désormais) exécutée ».
Évoquant le même sujet, le Potentiel écrit : « La RDC met fin au moratoire sur l’exécution de la peine de mort ». Il précise que « Les condamnés à mort en RDC ont souvent été victimes d’arrestations arbitraires par les forces de l’ordre. Selon une enquête menée par l’association Culture pour la paix et la justice (CPJ) en partenariat avec Ensemble contre la peine de mort (ECPM), 71 % des personnes condamnées à mort interrogées font état de coercitions de la part des forces de sécurité afin d’obtenir des aveux ou des informations ».
« En prison, les condamnés à mort ne bénéficient d’aucun régime spécifique par rapport aux autres personnes détenues et subissent les mêmes problèmes et carences du système carcéral. En général, les conditions de détention sont déplorables en raison de la surpopulation carcérale. L’hygiène est catastrophique : il n’y a par exemple que six toilettes fonctionnelles pour 600 détenus dans la prison de Buluwo. Dans la majorité des établissements pénitentiaires, la prise en charge alimentaire est insuffisante en quantité et en qualité. Les prisonniers subsistent grâce à la nourriture apportée lors des visites mais beaucoup sont incarcérés trop loin de leurs familles et ne reçoivent aucune visite. L’accès aux soins est quasiment inexistant et il n’y a aucune prise en compte de la santé mentale des personnes condamnées à mort », poursuit-il.
Par ailleurs, Actu 30 s’intéresse aux griefs passibles de mener un justiciable à la peine de mort : « Les griefs concernés sont entre autres : association des malfaiteurs, trahison, espionnage, participation à des bandes armées, participation à un mouvement insurrectionnel, crime contre l’humanité, complot militaire, rébellion, etc. ».
Réveil Congo

