Tshikapa, 22 avril 2026 – La scène choque et interroge : cartables à la main, visages fermés, des dizaines de jeunes filles ont été contraintes de rebrousser chemin ce mercredi matin. En cause, l’arrêt brutal de leur prise en charge par le projet PAAF, dont les financements tardent à arriver.
Dans plusieurs établissements de la ville, les responsables scolaires ont tranché : sans décaissement, pas de maintien en classe. Depuis septembre, aucun fonds n’aurait été versé pour couvrir les frais liés à la scolarisation de ces élèves. « L’école ne fonctionne pas avec des promesses. Nous devons payer les enseignants, acheter du matériel, assurer le quotidien », lâche un chef d’établissement, visiblement à bout. Face à l’asphyxie financière, les écoles ont décidé de suspendre la gratuité accordée aux bénéficiaires du programme.
Derrière cette décision, ce sont des parcours scolaires fragilisés. Certaines élèves, déjà vulnérables, se retrouvent aujourd’hui exclues du système éducatif du jour au lendemain. Dans les quartiers, l’incompréhension domine. Des parents dénoncent une situation injuste et redoutent des abandons scolaires massifs, voire des dérives sociales. « On nous avait parlé d’un projet pour soutenir les filles. Aujourd’hui, elles sont à la maison », déplore une mère rencontrée sur place.
Le betting responsable en Afrique : ce que révèle l’Indice de sécurité des joueurs de 1xBet
Alors que la tension monte, les regards se tournent vers les responsables du projet PAAF, accusés de lenteur et d’inaction. Aucune communication officielle n’a, pour l’instant, permis de clarifier la situation ni de rassurer les écoles partenaires. Dans la société civile, le ton se durcit. « L’éducation des filles ne peut pas dépendre d’un circuit administratif défaillant. Il faut des engagements concrets et immédiats », martèle un acteur local.
Les chefs d’établissements se disent ouverts au dialogue, mais posent une condition claire : le paiement effectif des fonds. Sans cela, préviennent-ils, la situation pourrait s’aggraver et compromettre durablement l’année scolaire. En attendant une issue, les élèves renvoyées restent chez elles, suspendues à une décision qui tarde.
À Tshikapa, une question s’impose désormais : combien de temps encore l’éducation des filles devra-t-elle payer le prix des promesses non tenues ?
Dan Narcïs Nzuji

