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Provinces

Shabunda : une milice accusée d’exactions et de prélèvements forcés dans plusieurs villages

Dans le territoire de Shabunda, province du Sud-Kivu, des habitants de l’axe Byangama–Mpwe–Kakozi dénoncent une série d’exactions et de prélèvements forcés attribués à une milice locale dirigée par un chef autoproclamé connu sous le nom de Kafuma.

Selon des informations recueillies auprès de sources locales et relayées par Isaac Kilunga, acteur de la société civile dans la région, les faits se seraient déroulés entre le 26 avril et le 6 mai 2026, dans le groupement de Bamuguba-Sud, secteur des Bakisi, zone de santé de Mulungu, touchant plusieurs aires de santé, notamment Kigulube, Kisuku et Kiseku.

Les témoignages recueillis font état de la présence d’environ 26 hommes armés, identifiés comme appartenant à ce groupe, qui auraient été déployés dans plusieurs villages de la zone. Ces éléments auraient imposé des contributions forcées aux populations civiles, sous forme de chèvres, d’argent et de produits vivriers.

Parmi les villages concernés figurent notamment Mpwe, Mukange, Nyakasana, Banantungu, Kisuku, Musese, Kaligi, Kiseku, Kasili, Kidambo, Nyakavunga, Kilomba, Kisima, Kimpembwe, Bukama, Tubambu, Mwanansege, Ikozi et Kakozi.

Les montants et biens exigés varient selon les localités. Ils comprennent des chèvres, des poules, des canards, des sacs de farine ainsi que des sommes d’argent allant de 150.000 à 800.000 francs congolais. Le total des biens et fonds extorqués est estimé à environ 4.900.000 FC.

Outre les prélèvements forcés, des habitants rapportent également des cas de violences physiques et de traitements inhumains attribués à ces hommes armés. Ces actes auraient provoqué des déplacements de populations dans plusieurs villages affectés, aggravant une situation humanitaire déjà fragile dans cette partie du Sud-Kivu, marquée par l’insécurité persistante et la dégradation des infrastructures routières.

Face à cette situation, des représentants communautaires se sont rendus auprès des autorités locales afin de solliciter une intervention urgente. Ils dénoncent des actes qualifiés de pillages systématiques et de graves violations des droits humains, appelant au rétablissement rapide de la sécurité dans la zone.

Isaka Kijana

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