La population du village de Kawama, situé dans la chefferie de Bayeke, territoire de Lubudi, dans la province du Lualaba, s’est réveillée sous le choc après la découverte de deux corps sans vie, ce vendredi 8 mai 2026, aux premières heures de la matinée.
Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le premier corps serait celui d’un homme âgé d’une trentaine d’années, non encore identifié, retrouvé sans vie le long de la route. Les circonstances exactes de son décès restent inconnues.
D’après certaines sources locales, la victime serait soupçonnée d’avoir consommé une grande quantité de boissons alcoolisées avant sa mort.
Le second drame concerne un nourrisson de moins d’un an, décédé dans des circonstances troublantes lors d’une dispute opposant ses parents. L’enfant aurait été retrouvé abandonné dans la maison de son homonyme, un fait qualifié de mystérieux par plusieurs habitants.
Le même constat fait état d’une grave blessure au front de la jeune victime.
De son côté, la coordination territoriale de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) de Kisanfu s’est indignée de la multiplication des actes d’incivisme et d’insécurité dans cette partie du pays, devenue récurrente selon elle.
Son coordonnateur, Deogratias Yambenu, dénonce la léthargie des autorités compétentes dans la sécurisation des citoyens ces derniers temps à Lubudi, Kisanfu et Kisankala, trois entités qu’il qualifie de « zone rouge ».
Il a, par la même occasion, appelé les services de sécurité à mener des opérations de bouclage afin de démanteler les bandes criminelles qui sèment la panique et la désolation au sein de la population.
Ces deux cas de décès interviennent seulement deux jours après l’assassinat par balle d’un ressortissant chinois à Kisanfu, au cours d’une attaque menée par des hommes armés non identifiés. Son chauffeur congolais avait également été grièvement blessé lors de cette attaque.
Par ailleurs, plusieurs témoins regrettent que les deux dépouilles soient restées abandonnées au sol jusqu’aux heures de l’avant-midi, sans intervention des autorités compétentes pour leur prise en charge et leur inhumation.
Moïse Tshilombo

