Les ponts jetés sur les rivières Mpindu et Lulangu, situés dans le secteur de Tshibote, territoire de Demba, se trouvent aujourd’hui dans un état de délabrement très avancé, plongeant la population locale dans une situation de grande détresse.
Ces infrastructures relient le village de Bakuampika au siège administratif du territoire, jouant ainsi un rôle vital dans la mobilité des personnes et le transport des biens.
Selon les témoignages des habitants, la détérioration progressive de ces ponts rend la circulation extrêmement dangereuse, voire impossible par moments, surtout pendant la saison des pluies. Les planches usées, les structures affaiblies et l’absence d’entretien exposent quotidiennement les usagers à de graves risques d’accidents.
Cette situation a de lourdes conséquences sur la vie socio-économique de la population. Les élèves éprouvent d’énormes difficultés pour se rendre à l’école, les malades peinent à accéder aux centres de santé, et les activités commerciales sont fortement perturbées. Les agriculteurs, en particulier, rencontrent de sérieux obstacles pour acheminer leurs produits vers les marchés, aggravant ainsi la précarité des ménages.
Face à cette situation alarmante, la population de Bakuampika lance un appel pressant aux autorités compétentes, tant provinciales que nationales, ainsi qu’aux partenaires au développement, afin qu’une intervention urgente soit engagée pour la réhabilitation ou la reconstruction de ces ponts. Pour les habitants, il s’agit non seulement d’une question de développement, mais avant tout d’un enjeu de sécurité et de dignité humaine.
Il sied de noter que, faute d’une réaction rapide à ce problème, craignent-ils, l’isolement du village et l’aggravation des conditions de vie risquent de s’accentuer davantage.
André Patuakakenga Kanku

