La scène politique congolaise s’enfonce davantage dans une confrontation autour du débat constitutionnel et de l’avenir du pouvoir après 2028.
Entre accusations de « coup d’État constitutionnel », rivalités internes dans l’opposition et tensions croissantes autour d’un éventuel troisième mandat de Félix Tshisekedi, le climat politique devient de plus en plus électrique.
Alors que Martin Fayulu appelle à une mobilisation populaire contre toute modification de la Constitution, plusieurs figures de l’opposition tentent encore de construire un front commun, malgré une bataille de leadership qui fragilise leur unité.
Pendant ce temps, le débat déborde désormais le cadre politique pour toucher les milieux religieux, où des prises de position opposées sur la révision constitutionnelle provoquent de profondes fractures au sein des Églises de réveil.
Sur le plan sécuritaire, la pression internationale continue également de s’accentuer sur Kigali après les graves accusations formulées par Human Rights Watch contre le M23 et les forces rwandaises dans l’Est de la RDC.
REVUE DE PRESSE DU VENDREDI 15 MAI 2026
Proposition de loi référendaire de Ngondankoy, Fayulu dénonce un « coup d’État constitutionnel ». Tout en rappelant la responsabilité des élus, Martin Fayulu, cité par « LE MAXIMUM », rejette en bloc la proposition de loi du professeur Ngondankoy qu’il accuse carrément de forfaiture. Le leader de LAMUKA dit compter sur la mobilisation de l’ensemble du peuple pour empêcher la réussite d’un coup d’État constitutionnel.
Face au goût du pouvoir, Kabila et Tshisekedi, deux stratégies aux antipodes, barre à la Une « CONGO NOUVEAU ». La question du pouvoir en RDC se joue rarement dans les urnes seules. Elle se négocie, se calcule, se met en scène.
Entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, deux présidents confrontés au même vertige, la fin d’un mandat constitutionnel, les méthodes divergent. L’un manœuvrait dans l’ombre avec une mécanique bien huilée. L’autre joue la montre, Bible à la main et regard tourné vers l’Est. Pendant ce temps, une véritable guerre de leadership sévit au sein de l’opposition congolaise, révèle « EXCLUSIF RDC ».
Une guerre qui les divise plus qu’elle ne l’unit. En ce moment où les opposants veulent se mettre ensemble autour d’un idéal commun, celui de barrer la route à toute tentative et tentation de modifier la Loi mère, l’unité dont a besoin l’opposition au pouvoir en place est sérieusement menacée par la bataille pour le leadership.
Mais selon « LA RÉFÉRENCE PLUS », l’opposition poursuit ses échanges face à l’annonce d’un éventuel troisième mandat du président.
À en croire le tabloïd, plusieurs formations politiques sont en discussion : ECiDé de Martin Fayulu, l’Alliance pour le changement de Jean-Marc Kabund, ENVOL de Delly Sesanga ou encore Ensemble pour la République de Moïse Katumbi. Autre guerre, c’est celle qui oppose ceux que nous appelons « les hommes de Dieu ». Après la sortie de Moïse Mbiye sur le « camp des lépreux », l’Église de Réveil se fracture.
Selon « LA MANCHETTE », la communauté des Églises de Réveil en RDC traverse une zone de turbulences inédite. Une violente guerre des mots oppose désormais les principaux leaders évangéliques du pays. Au cœur de cette discorde : une métaphore biblique au vitriol lancée par le pasteur Moïse Mbiye contre ses pairs engagés dans le débat sur le changement de la Constitution.
« Changer la Constitution au nom de Dieu est un mensonge » : Lubaya tacle Ejiba. Sur son compte X, consulté par « OURAGAN », l’ancien député a décoché une charge sévère contre ceux qu’il considère comme les nouveaux missionnaires du pouvoir. Dans son message, il accuse certains prédicateurs de troquer l’Évangile contre une entreprise de propagande destinée à préparer les esprits à une modification de la Constitution.
Politique encore. Vive tension hier jeudi à l’Assemblée provinciale du Kongo-Central. Selon plusieurs témoignages concordants recueillis par « OPINION-INFO.CD », la situation aurait dégénéré lorsque le président Mantezolo aurait sollicité l’intervention de la Police nationale pour faire expulser ses collègues du bureau. Une initiative vivement condamnée par plusieurs députés provinciaux, la notabilité kongo et divers acteurs sociopolitiques de la province… Dans un autre chapitre.
Human Rights Watch charge le M23 et les forces rwandaises d’avoir commis de graves violations du droit international humanitaire lors de l’occupation d’Uvira, au Sud-Kivu. Dans un rapport de 26 pages publié hier jeudi, l’organisation, rapporte « OURAGAN », a documenté des exécutions sommaires, des violences sexuelles, des enlèvements, des recrutements forcés ainsi que des tirs contre des civils en fuite.
Les enquêtes menées sur le terrain par HRW, précise « LA MANCHETTE », confirment la mort d’au moins 53 civils exécutés sommairement. Parmi les victimes figurent 46 hommes, une femme et six enfants.
Selon l’ONG, renchérit « LE POTENTIEL », les forces présentes sur place auraient exécuté sommairement plus de 50 civils lors d’opérations de porte-à-porte, ouvert le feu sur des habitants qui tentaient de fuir la ville, commis des viols et procédé à des disparitions forcées.
Pour « LA TEMPÊTE DES TROPIQUES », l’avenir ne cesse de s’assombrir pour le régime de Kigali qui risque de se voir infliger une autre batterie de sanctions des États-Unis après le rapport accablant que l’ONG internationale de droit américain Human Rights Watch vient de publier sur les atrocités que l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23 ont commises à Uvira, lors de l’occupation de cette ville du Sud-Kivu par ces derniers.
Alors que les sanctions internationales s’accumulent contre Kigali pour son implication dans la guerre dans l’Est de la RDC, le président rwandais Paul Kagame tente d’afficher une posture de fermeté. Mais derrière les déclarations offensives du dirigeant rwandais, « LE POTENTIEL » affirme que la pression diplomatique et économique devient de plus en plus lourde pour son régime.
Hier jeudi, Paul Kagame a reconnu que les mesures prises contre son pays « font mal », tout en refusant de céder. L’aveu est rare. Et il est lourd de sens. En reconnaissant publiquement que les sanctions internationales « font mal », Paul Kagame, ajoute « INFOS27 », admet surtout que le temps de l’impunité diplomatique se fissure. Pendant ce temps, « FORUM DES AS » nous apprend que la visite de Paul Kagame à Washington a été annulée.
Cette annulation est interprétée à Kinshasa comme un signal diplomatique favorable au président Félix Tshisekedi, dont la stratégie d’internationalisation du conflit semble gagner en influence sur la scène internationale.
La Garde républicaine a annoncé la tenue d’un exercice militaire de simulation ce vendredi au stade des Martyrs.
D’après « LA TRANSPARENCE », l’opération impliquera des tirs de cartouches à blanc, dans le cadre du renforcement des capacités des unités chargées de la protection des hautes personnalités.
Le Gouvernement congolais serre désormais la vis au sujet de la facture normalisée.
À travers un communiqué dont « LE MAXIMUM » s’est procuré une copie, le ministère des Finances a officialisé la fin du moratoire accordé aux entreprises dans le cadre de l’application de cette règle. À compter du 15 mai 2026, les opérateurs économiques non conformes s’exposent à des sanctions fiscales strictes.
Pour la première fois, le gouvernement publie un état des lieux chiffré de la Fonction publique congolaise. Selon « AFRICANEWS », le VPM en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a présenté hier jeudi le premier numéro de « La Fonction publique en chiffres ».
Le document fixe à 1,9 million le nombre d’agents publics rémunérés par l’État, qui reste le premier employeur du pays.
Nous terminons avec cette nouvelle. Face à la faiblesse des recettes, Daniel Bumba annonce des mesures fiscales ambitieuses.
Parmi les mesures envisagées figure, selon « LEPOUVOIRDUPEUPLE.COM », la création de deux nouvelles régies financières : la DGRTK, qui sera chargée de la gestion des impôts, et la DGTK, dédiée à la perception des taxes urbaines.
Tapie Lutunu et Réveil Congo

