Les journaux et médias en ligne congolais reviennent sur le communiqué de l’informateur et les réactions de certains chefs de partis politiques à l’endroit de la cour constitutionnelle.
Ouvrons cette revue de presse avec le titre accrocheur d’AfricaNews , « Le stress monte parmi les sociétaires de l’Union sacrée » à propos de la formation du prochain gouvernement. L’informateur fait ses derniers réglages cette semaine. Pour ce journal, si le Chef de l’Etat n’a pas encore envoyé un signal public à ce propos, l’Informateur a eu à s’exprimer à ce sujet le 10 mars, se contentant d’indiquer que le Premier ministre proviendrait de l’UDPS alors que certains membres de son propre entourage caressaient le rêve de le voir personnellement succéder à Sama Lukonde.
Actualite.cd note « Augustin Kabuya débute ce lundi des « entretiens » avec des responsables des partis et regroupements politiques de la majorité « pour la composition du gouvernement ».
Rappelant le communiqué de l’informateur, ce média en ligne rapporte que « Ces consultations vont « apporter des éléments structurants destinés à faciliter la conclusion d’un accord de gouvernement entre les membres de la coalition majoritaire, sur la composition du gouvernement et sur les objectifs programmatiques qu’ils se fixent », indique Kabuya. Ces conclusions seront transmises au Chef de l’Etat ».
Il s’agit du dernier virage vers la formation de l’équipe gouvernementale après les élections de décembre 2023, poursuit-elle.
Dans l’autre registre, Forum des AS rapporte que dans un communiqué l’ONG ACBGJ, une organisation regroupant des avocats, magistrats et des juristes d’entreprises, condamnent les déclarations politiques, des propos discourtois, injurieux et calomnieux à l’endroit de la Cour constitutionnelle et ses hauts magistrats ayant siégé en matière des contentieux des élections du 20 décembre 2023. L’ACBGJ, qui dit suivre avec attention l’évolution du traitement, par les juridictions congolaises et spécialement la Cour constitutionnelle, des dossiers des requêtes en contestation des résultats des législatives nationales tels que proclamés le 14 janvier 2024 par la Centrale électorale, salue le travail abattu par la Haute Cour. Dans le même document, l’ONG conseille à la Cour d’éviter de faire de la rectification de l’erreur matérielle un nouveau degré de juridiction. Elle invite le président de la Cour constitutionnelle et président du Conseil supérieur de la magistrature d’assurer l’indépendance des juges et surtout leur l’impartialité qui risque d’être mise à rude épreuve par la pression politique, affaiblissant tout son sens d’objectivité.
D’après La Tempête des Tropiques, l’ONG ACBGJ s’oppose aussi aux « menaces» dont sont victimes les juges de la part des partis et regroupements politiques après les arrêts du 12 mars 2024. De ce qui précède, cette structure félicite le gouvernement pour les moyens mis à la disposition de la Cour afin de travailler en toute indépendance. Elle félicite également la Cour constitutionnelle pour le travail abattu dans le délai et dans la transparence, conclut le quotidien.
Réveil Congo

