Face à la résurgence inquiétante de l’épidémie d’Ebola Bundibugyo dans l’est de la République démocratique du Congo, le Royaume-Uni et l’ONU viennent de débloquer des fonds massifs pour soutenir la riposte.
Le 21 mai, le gouvernement britannique a annoncé une aide pouvant atteindre 20 millions de livres sterling (environ 24 millions USD), destinée à renforcer la surveillance sanitaire, appuyer le personnel médical et améliorer l’accès aux soins en Ituri. Les fonds seront canalisés via l’OMS, les agences des Nations unies et plusieurs ONG partenaires. La ministre britannique des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a par ailleurs coprésidé une réunion de crise pour coordonner la réponse du Royaume-Uni face à l’épidémie.
Dans le même temps, le chef des affaires humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, a annoncé une allocation supplémentaire de jusqu’à 60 millions de dollars via le Fonds central d’intervention d’urgence (CERF), soulignant l’urgence d’accélérer la riposte sanitaire pour limiter la propagation du virus dans la région.
Selon le ministère congolais de la Santé, au 20 mai, la RDC enregistrait 64 cas confirmés, 671 cas suspects et 160 décès suspects, avec l’Ituri comme principal foyer de l’épidémie. Des cas confirmés ont également été signalés à Goma, Katwa et Butembo, au Nord-Kivu.
Avec ces nouvelles injections de fonds, la communauté internationale entend renforcer la lutte contre Ebola et éviter une crise sanitaire plus large dans la région.
Dan Narcïs Nzuji

