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Société

Mwenga : un enseignant d’une cinquantaine d’années cité dans une affaire présumée de viol sur une fillette de 8 ans à Kibe

Un cas présumé de viol sur mineure a été signalé le lundi 1er juin 2026 dans le village de Kibe, situé dans le groupement de Banakyungu, en chefferie de Wamuzimu, territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.

Selon plusieurs sources locales relayées par la Fondation Michael Sharp Jesse (FOMIS), la victime est une fillette âgée de huit ans. Le principal suspect serait un enseignant d’une cinquantaine d’années exerçant dans un établissement secondaire de la localité. Les circonstances exactes des faits restent à établir et font actuellement l’objet d’une enquête menée par les autorités compétentes.

Informés de la situation, les Comités Locaux de Protection (CLP) se sont mobilisés afin d’assurer la prise en charge de la victime et de faciliter le signalement du dossier auprès des services concernés. La fillette a été orientée vers une structure sanitaire afin de bénéficier des soins médicaux nécessaires ainsi que d’un accompagnement psychosocial adapté.

D’après les mêmes sources, le présumé auteur a été remis aux services judiciaires pour les besoins de l’enquête. Les autorités locales indiquent que les investigations se poursuivent afin de déterminer les responsabilités et de faire toute la lumière sur cette affaire.

Cette situation suscite une vive émotion au sein de la communauté de Kibe et ravive les inquiétudes liées à la protection des enfants contre les violences sexuelles dans les zones rurales du territoire de Mwenga.

Les acteurs engagés dans la protection de l’enfance rappellent que les violences sexuelles commises à l’encontre des mineurs constituent une grave violation des droits fondamentaux de l’enfant. Ils appellent au renforcement des mécanismes de prévention, de dénonciation et de prise en charge des victimes.

Pour Moïse Butimbushi, expert en droits humains, président du conseil d’administration et cofondateur de la FOMIS, ces violences compromettent gravement la santé ainsi que le développement psychologique et social des victimes. Il plaide pour une mobilisation accrue des familles, des établissements scolaires, des autorités locales et des partenaires de protection afin de prévenir efficacement les violences basées sur le genre et de garantir un environnement sûr pour tous les enfants.

Isaka Kijana 

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