La scène politique congolaise continue d’être dominée par le débat autour de la loi sur l’organisation du référendum. Après son adoption à l’Assemblée nationale, le texte a franchi une nouvelle étape décisive avec son vote au Sénat, alimentant davantage les discussions sur l’avenir institutionnel du pays.
Pour les partisans de cette loi, il s’agit de combler un vide juridique et de renforcer les mécanismes de participation populaire. Pour l’opposition, en revanche, ce processus ouvre la voie à une révision constitutionnelle jugée inopportune dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays.
Pendant que les tensions politiques restent vives, les organisations de défense des droits humains réclament des enquêtes indépendantes sur les violences ayant entouré le récent sit-in de l’opposition à Kinshasa.
Entre réformes institutionnelles, controverses politiques et enjeux sécuritaires, l’actualité nationale demeure particulièrement dense et suivie de près par l’opinion publique.
REVUE DE PRESSE DU MARDI 16 JUIN 2026
Tshisekedi aux portes d’un troisième mandat, barre à la Une CONGO NOUVEAU, qui nous apprend que le Sénat a adopté hier lundi, en deuxième lecture, la proposition de loi du député Paul Gaspard Ngondankoy fixant les conditions d’organisation du référendum en RDC.
C’est fait, de manière officielle, affirme de son côté LA PROSPÉRITÉ. Le suspense appartient désormais à l’histoire.
Sur les 109 membres que compte le Sénat, 89 sénateurs ont pris part au vote et ont adopté à l’unanimité le texte, après la présentation du rapport de la Commission politique, administrative et juridique. Rien n’a interrompu la marche du processus législatif, constate pour sa part INFOS27.
Malgré le sit-in organisé le 12 juin devant le Palais du Peuple par plusieurs partis de l’opposition, le Sénat a adopté à l’unanimité la proposition de loi portant organisation du référendum.
Pour OURAGAN, la Chambre haute a donné son feu vert à la loi organique sur l’organisation du référendum en RDC. Ce vote met fin à près de deux décennies de vide juridique dans ce domaine et ouvre la voie à l’encadrement légal de futures consultations populaires prévues par la Constitution.
Cette adoption, souligne LA RÉFÉRENCE PLUS, intervient après un vote similaire à l’Assemblée nationale, confirmant la volonté du Parlement de doter le pays d’un cadre légal en la matière.
Cependant, révèle ACTU30.CD, les sénateurs de l’opposition ont quitté la salle avant le vote final, dénonçant une démarche jugée inopportune dans le contexte sécuritaire actuel. Ils estiment qu’il est dangereux d’engager une réforme constitutionnelle alors qu’une partie du territoire national demeure sous occupation.
Par ce geste de rupture, écrit LA TEMPÊTE DES TROPIQUES, les élus de l’opposition entendent contester le calendrier de la majorité de l’Union sacrée. Ils considèrent que les priorités devraient être orientées vers des dossiers plus urgents pour la survie de la République.
Pendant ce temps, Salomon Kalonda appelle Félix Tshisekedi à retirer cette loi. Dans une lettre ouverte dont CONGO NOUVEAU s’est procuré une copie, l’élu du Haut-Katanga met en garde contre les conséquences de ce texte.
Au sujet du sit-in de l’opposition, la CENCO fustige le recours aux violences meurtrières.
Selon FORUM DES AS, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, à travers Justice et Paix Congo, met directement en cause la Force du Progrès dans les violences survenues lors de la manifestation du 12 juin à Kinshasa.
D’après ACTUALITÉ.CD, Justice et Paix Congo documente une répression préméditée et réclame la neutralisation de la Force du Progrès.
De son côté, l’ASADHO réclame une enquête indépendante sur les présumées violations des droits humains. Dans un communiqué parvenu à LA RÉFÉRENCE PLUS, l’organisation demande que toute la lumière soit faite sur les incidents enregistrés lors de cette mobilisation.
Sur le plan sécuritaire, la France dément la présence de ses militaires dans l’Est de la RDC. Selon 7SUR7.CD, l’ambassade de France en RDC a affirmé qu’aucune force militaire française n’est déployée dans cette partie du pays, qualifiant de fausses les informations relayées ces derniers jours.
Dans la province de l’Ituri, le gouverneur militaire Kasongo Mulumba a officiellement pris ses fonctions. Selon LA TEMPÊTE DES TROPIQUES, la cérémonie de remise et reprise avec son prédécesseur, le lieutenant-général Johnny Luboya, s’est déroulée lundi à Bunia.
Terminons cette revue de presse avec LEPOUVOIRDUPEUPLE.COM, qui rapporte que le Directeur général de l’Ogefrem, Olivier Mukuna, a présidé sa première réunion des directions opérationnelles de l’Office. Pendant près de quatre heures, il a passé en revue les missions, les défis et les pistes de solutions présentés par les différentes directions de l’établissement.
Tapie Lutunu et Réveil Congo

