La sortie médiatique du président Félix Tshisekedi était attendue, elle n’a laissé personne indifférent. Face à la presse, le chef de l’État a abordé sans détour les grands sujets qui agitent la République démocratique du Congo : réforme de la Constitution, élections de 2028, guerre dans l’Est, sanctions contre Joseph Kabila et difficultés sociales à Kinshasa.
Mais ce sont surtout ses déclarations sur un éventuel troisième mandat et la possibilité d’un report des élections en cas de persistance de la guerre qui ont immédiatement enflammé le débat politique.
Pendant que l’opposition hausse le ton et dénonce des signaux inquiétants pour l’alternance démocratique, la situation sécuritaire continue de se détériorer dans l’Est du pays.
Entre tensions politiques, défis sécuritaires et attentes sociales grandissantes, cette conférence de presse marque un tournant majeur dans le second mandat de Félix Tshisekedi.
REVUE DE PRESSE DU JEUDI 07 MAI 2026
La conférence de presse du président de la République, Félix Tshisekedi, tenue mercredi à Kinshasa, continue d’alimenter l’actualité politique nationale.
Devant un parterre de journalistes, le Chef de l’État a abordé plusieurs sujets majeurs liés à la gouvernance, à la sécurité ainsi qu’à l’avenir institutionnel du pays.
Selon LE POTENTIEL, le président a présenté une vision globale de son action et des priorités de son mandat, dans un contexte politique particulièrement sensible.
Très attendu sur la question d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Félix Tshisekedi, cité par RFI.FR, s’est déclaré prêt à briguer un troisième mandat « si les Congolais le demandent ». Il a toutefois insisté sur le fait qu’aucune modification de la Constitution ne pourrait intervenir sans consultation populaire par référendum.
D’après LA TEMPÊTE DES TROPIQUES, le Chef de l’État estime que la Constitution n’est pas un simple instrument de circonstance et que tout débat autour de sa révision exige responsabilité et sérieux. Il affirme également que les Congolais ont le droit de réfléchir eux-mêmes à l’avenir de leur Loi fondamentale.
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Sur le plan sécuritaire, le président a conditionné la tenue des élections de 2028 au retour de la paix dans l’Est du pays.
Pour LA TRANSPARENCE, le message présidentiel est clair : « Pas d’élections sans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu ». Une déclaration qui suscite déjà de nombreuses réactions dans la classe politique.
Concernant les sanctions américaines visant Joseph Kabila, Félix Tshisekedi a estimé, selon LEPOUVOIRDUPEUPLE.COM, qu’elles confirment les analyses déjà formulées par Kinshasa sur la crise sécuritaire à l’Est.
Dans l’opposition, les réactions n’ont pas tardé. Seth Kikuni, cité par FORUM DES AS, accuse le pouvoir de vouloir compromettre l’alternance démocratique et prévient contre toute tentative de report électoral.
Pendant ce temps, la situation sécuritaire demeure préoccupante au Sud-Kivu.
LA TEMPÊTE DES TROPIQUES fait état de nouveaux affrontements à Kigurwe entre les rebelles du M23 et les groupes d’autodéfense Wazalendo.
À Kinshasa, la police a présenté treize présumés bandits accusés du pillage de la paroisse Saint Théophile à Kimbanseke. Selon le VPM de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, ces suspects ont déjà été transférés devant les juridictions compétentes.
Enfin, les embouteillages restent un véritable casse-tête dans la capitale congolaise.
LE NOUVEL OBSERVATEUR révèle que certains Kinois passent en moyenne cinq heures par jour dans les bouchons, soit près de trois mois par an perdus dans la circulation.
Tapie Lutunu et Réveil Congo

