L’actualité congolaise de ce mercredi se lit à la croisée de fortes tensions sécuritaires, de crispations politiques internes et d’une attention internationale de plus en plus soutenue.
Tandis que le Sénat américain se penche sur l’évaluation de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, la situation humanitaire et des droits humains continue de se dégrader dans l’Est du pays, marquée par une recrudescence alarmante des violations documentées par les Nations unies.
Sur le plan politique, les remous autour du PPRD et les arrestations de figures proches de l’ancien régime ravivent le débat sur l’état de la démocratie et la nécessité d’un dialogue national inclusif, désormais réclamé par plusieurs partenaires internationaux.
Dans ce contexte tendu, les enjeux de gouvernance, de justice et de mobilité urbaine s’invitent également dans le débat public, dessinant une journée d’actualité dense, sensible et décisive pour l’avenir du pays.
REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 21 JANVIER 2026
Ouvrons cette revue de presse avec LE PHARE, qui annonce pour ce jeudi au Sénat américain l’évaluation de l’accord de paix RDC–Rwanda. En clair, explique le tabloïd, les sénateurs américains cherchent à savoir si les engagements pris par les parties ont été respectés, au regard de la recrudescence des violences dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Entre-temps, une forte détérioration des droits de l’homme est signalée dans l’Est du pays.
Dans un communiqué consulté hier mardi par LA RÉFÉRENCE PLUS, le Bureau de coordination des Nations Unies aux droits de l’homme rapporte avoir documenté 542 violations et atteintes aux droits humains au cours du mois de novembre 2025. Ce chiffre représente une augmentation de 28 % par rapport au mois d’octobre 2025.
Dans un autre chapitre, le PPRD vidé de ses caciques, barre à la Une CONGO NOUVEAU. La scène politique congolaise traverse une nouvelle zone de turbulences.
Plusieurs cadres influents du PPRD, dont Emmanuel Ramazani Shadary et Aubin Minaku, ont été interpellés ou inquiétés par la justice, tandis que l’ancien président Joseph Kabila, condamné par contumace, demeure toujours en exil.
En réaction, le Cadre de concertation dénonce une dérive autoritaire. Dans une déclaration parvenue à AFRICANEWS, cette plateforme politique et sociale fustige une opération jugée disproportionnée et contraire à la Constitution.
L’arrestation de Minaku enrage le camp Kabila, souligne de son côté OURAGAN. Piqué au vif, Néhémie Mwilanya, haut cadre du parti, s’est insurgé contre ce qu’il qualifie de volonté manifeste du pouvoir d’imposer une pensée unique sans issue.
L’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila affirme qu’aucune initiative de dialogue ne saurait être crédible ni acceptable dans ces conditions.
Justement au sujet du dialogue, LE NOUVEL OBSERVATEUR estime que ce forum est incontournable.
Selon le journal, tous ceux qui, ouvertement ou dans les coulisses, tentent d’ériger des barrières sur le chemin du dialogue finiront par échouer, car de nombreuses guerres, rappelle-t-il, se sont terminées autour d’une table.
Pendant ce temps, Bruxelles et Paris demandent à leur tour un dialogue national, nous apprend AFRICANEWS.
Après les interventions successives de l’Angola et du forum du 17 janvier tenu au Togo, la Belgique et la France unissent désormais leurs voix pour exiger un dialogue politique inclusif, exprimant leur inquiétude face à la situation volatile dans l’Est du pays, où des milliers de personnes fuient sans relâche les violences des groupes armés, dont le M23.
Selon Paris, ajoute LA TEMPÊTE DES TROPIQUES, un dialogue national est indispensable pour parvenir à une paix durable en RDC. Ce dialogue est présenté comme un « gage de concorde politique et d’unité nationale ».
Pour Maxime Prévôt, ministre belge des Affaires étrangères, cité par LA RÉFÉRENCE PLUS, la Belgique demeure un partenaire stratégique de la RDC, déterminé à soutenir la paix et à veiller à ce que les pays européens accordent une attention soutenue à la situation humanitaire dramatique vécue par les populations vivant sous administration du M23.
Dans le reste de l’actualité, la Haute Cour militaire rejette la demande de liberté provisoire du général Philémon Yav.
Selon LA TRANSPARENCE, la Haute Cour militaire a rendu, hier mardi, un arrêt avant dire droit dans l’affaire opposant l’Auditeur général au lieutenant-général Philémon Yav Irung. La juridiction a rejeté l’ensemble des exceptions soulevées par la défense, y compris la demande de mise en liberté provisoire.
INFOS27, qui confirme l’information, estime que la tentative de verrouillage judiciaire a échoué. Un arrêt avant dire droit aux lourdes conséquences, qui remet le procès sur ses rails et maintient l’ancien commandant de la Troisième zone de défense en détention.
Sauf changement de dernière minute, le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, procédera ce jeudi 22 janvier, dans la commune de la Gombe, à la pose de la première pierre des travaux de construction du Centre des Infrastructures Félix Tshisekedi.
À en croire la Cellule de communication et presse de l’ACGT, relayée par GEOPOLIS HEBDO, il s’agit d’un investissement stratégique visant à doter la RDC d’infrastructures modernes, intelligentes et durables.
Autre fait. Bumba mobilise 3 000 agents pour faire respecter le code de la route, nous apprend OURAGAN.
Face au désordre persistant et aux embouteillages chroniques, l’autorité urbaine affiche sa détermination à rétablir l’ordre et la discipline sur les principales artères de la ville. Ces agents de la Police urbaine des transports seront déployés à partir du 26 janvier.
Ces embouteillages, déplore GEOPOLIS HEBDO, freinent la productivité et affaiblissent le rendement des travailleurs dans la capitale, une paralysie qui préoccupe l’appareil de l’État.
Dès le 26 janvier, souligne LE PHARE, des contrôles systématiques du permis de conduire, du contrôle technique, de la vignette, de l’autorisation de transport, de l’assurance ainsi que du respect de la grille tarifaire des transports en commun seront effectués.
À ce sujet, FORUM DES AS s’interroge sur l’inefficacité des mesures antérieures et estime que sans une analyse objective des contraintes réelles, les menaces seules ne suffiront pas à changer les comportements.
Tout à fait autre chose. Visas pour les États-Unis : le gel commence pour 26 pays africains.
Dans le cadre des nouvelles règles migratoires voulues par le président Donald Trump, les États-Unis, rapporte RFI.FR, ont annoncé la suspension, à compter de ce mercredi 21 janvier, de toutes les demandes de visas d’immigration permanente pour 75 pays, dont 26 États africains, parmi lesquels la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Sénégal et la RDC.
Tapie Lutunu
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