Le bilan de l’effondrement du pont Kavimvira, survenu mardi 16 juin à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, s’est alourdi à trois morts, selon les chiffres provisoires communiqués ce mercredi par la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) Sud-Sud.
Parmi les victimes figurent deux mineurs âgés de 14 et 17 ans ainsi qu’un adulte. Une femme a également été blessée lors de cet accident qui a plongé plusieurs familles dans le deuil et provoqué une vive émotion au sein de la population locale.
Outre les pertes en vies humaines, l’incident a causé d’importants dégâts matériels. Un camion transportant des marchandises, qui traversait l’ouvrage au moment de son effondrement, a été sérieusement endommagé.
La destruction de cette infrastructure entraîne désormais la paralysie partielle de la Route Nationale n°5 (RN5), un axe routier stratégique reliant plusieurs entités du Sud-Kivu et facilitant les échanges commerciaux entre les territoires de la région.
Face à cette situation, le coordonnateur provincial de la NSCC Sud-Sud, Martin Mafikiri Mashimango, a annoncé la poursuite des démarches de plaidoyer auprès des autorités compétentes afin que des mesures urgentes soient prises pour répondre à cette crise.
L’organisation citoyenne recommande notamment une assistance immédiate aux familles endeuillées, la prise en charge des blessés ainsi que l’aménagement rapide d’une déviation durable pour rétablir la circulation sur cet axe vital.
La NSCC appelle également à l’implication urgente de l’entreprise EIS-EKA en vue d’accélérer les travaux de construction du nouveau pont moderne déjà en chantier. Selon elle, l’achèvement rapide de cette infrastructure constitue une priorité afin de prévenir de nouveaux drames et de limiter les conséquences économiques liées à l’interruption du trafic.
Alors que les autorités poursuivent l’évaluation des dégâts et les investigations sur les circonstances de l’effondrement, la population d’Uvira attend des réponses concrètes pour restaurer la mobilité et renforcer la sécurité des infrastructures publiques dans la région.
Isaka Kijana

