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Attaque meurtrière au couteau à Paris : l’assaillant n’est d’autre qu’un français de 26 ans!

L’homme qui a tué à coups de couteau un touriste allemand et blessé deux autres personnes avec un marteau samedi à Paris est un Français de 26 ans, déjà condamné en 2016 pour un projet d’attentat. Une vidéo de revendication a été postée sur les réseaux sociaux dans laquelle il prête allégeance au groupe État Islamique. Une réunion sécuritaire se tiendra dimanche après-midi à Matignon autour d’Élisabeth Borne à la demande d’Emmanuel Macron, a dit à l’AFP l’entourage du chef de l’État.

Un touriste allemand a été tué et deux autres personnes ont été blessées, samedi 2 décembre au soir, dans une agression au couteau et au marteau près de la tour Eiffel à Paris, perpétrée par un Français, connu pour islamisme radical et troubles psychiatriques.

Dans un communiqué, le parquet national antiterroriste a annoncé que le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard tiendra une conférence de presse dimanche à 19 h 30 au tribunal judiciaire de Paris.

Dans l’après-midi, une réunion sécuritaire se tiendra à Matignon autour de la Première ministre Élisabeth Borne à la demande d’Emmanuel Macron, a annoncé à l’AFP l’entourage du chef de l’État. Sont convoqués à ce rendez-vous les ministres de l’Intérieur Gérald Darmanin, de la Justice Éric Dupond-Moretti et de la Santé Aurélien Rousseau, a-t-on appris de même source.

Interpellé peu après les faits

L’assaillant, né en 1997 de parents iraniens, a été interpellé peu après les faits et placé en garde à vue. Il s’est attaqué à coups de couteau à un homme de nationalité allemande et philippine né en 1999 et s’en est pris à deux autres personnes à coups de marteau, à proximité du pont de Bir-Hakeim enjambant la Seine.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a indiqué avoir ouvert une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Trois personnes de l’entourage de l’assaillant ont été placées en garde à vue, a annoncé le PNAT dimanche après-midi.

L’attaque a eu lieu dans l’Ouest parisien, près de la Seine, un peu après 21 heures, et l’homme a été interpellé par des policiers au moyen d’un pistolet paralysant taser, a détaillé le ministre de l’Intérieur Gérarld Darmanin, qui s’est rendu sur place où les forces de l’ordre ont tracé un périmètre de sécurité.

« L’assaillant s’en est pris à un couple de touristes », a rapporté Gérald Darmanin. « L’homme est décédé sous les coups de couteau » et l’attaquant « s’en est pris à la femme de ce touriste allemand » mais elle a eu la vie sauve « grâce à un chauffeur de taxi qui a vu la scène ».

L’assaillant a alors traversé le pont. Poursuivi par les policiers, il a manifestement agressé deux autres personnes dont la vie n’est pas en danger : une personne serait blessée d’un coup de marteau au niveau de l’œil et une autre serait particulièrement « choquée », selon le récit de Gérald Darmanin.

Les deux blessés sont un Français, âgé d’une soixantaine d’années, et un touriste étranger, a-t-il précisé. La nationalité de ce dernier n’a pas été précisée à ce stade.

Joseph S., 37 ans, manager en grande surface, a assisté à la scène, installé dans un bar en face du pont. Alors qu’il fumait la chicha avec un ami, il a entendu des cris et des gens crier « au secours, au secours » et qui couraient. Il décrit un homme « avec un marteau dans la main » qui agresse un homme. Toujours selon ce témoin, en « 5-10 minutes », la police est arrivée.

Déjà condamné pour avoir planifié une attaque

L’assaillant, âgé de 26 ans et né en France, a crié « Allah Akbar » au moment des faits et aurait dit aux policiers qu’il ne pouvait plus supporter que des musulmans meurent, citant l’Afghanistan ou la situation actuelle à Gaza, a indiqué le ministre.

Il était connu des services de renseignement et de la justice, ayant déjà purgé une peine de quatre ans de prison. « Il les a effectués en 2016 parce qu’il avait déjà voulu passer à une action violente mais qu’il n’avait pas faite parce qu’il avait été interpellé auparavant par la DGSI », a poursuivi Gérald Darmanin.

Cet homme au « profil très instable, très influençable », selon une source sécuritaire à l’AFP, avait été interpellé pour un projet d’action violente à La Défense. Il avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement et était sorti après quatre ans de détention, selon cette source.

Sorti de prison en 2020, il vivait chez ses parents en Essonne et serait suivi pour des troubles psychiatriques importants, « même troubles neurologiques », a détaillé Gérald Darmanin. Il avait cessé de prendre son traitement, a affirmé une source sécuritaire à l’AFP.

Selon le magazine L’Obs, il s’était présenté au commissariat après l’assassinat du professeur Samuel Paty en octobre 2020, pour signaler qu’il avait échangé avec l’assaillant Abdoullakh Anzorov sur les réseaux sociaux deux semaines plus tôt. Il ne sera pas poursuivi à l’issue de sa garde à vue, au cours de laquelle il avait affirmé être devenu « anti-islamistes radicaux ou non-radicaux » après son passage en prison.

Samedi, une vidéo de revendication a été postée sur les réseaux sociaux concomitamment de son acte.

Une séquence de 1:59 dans laquelle « l’assaillant de Paris se déclare comme un soutien du califat de l’État islamique et voue allégeance à l’actuel calife Abou Hafs » indique Wassim Nasr, spécialiste des mouvements jihadistes chez France 24. « Il affirme agir ‘pour venger les musulmans’ et salue les jihadistes de l’EI dans toutes ses zones d’activité une par une, sans faire mention de la Palestine ou de Gaza » poursuit Wassim Nasr.

À ce stade, les enquêteurs ne savent pas quand cette vidéo a été tournée.

France 24

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