Le Cabinet du ministre provincial des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR) du Sud-Kivu, Georges Kibonge Babingwa, rejette les accusations portées contre lui par le Conseil des Jeunes de l’Espace Lega (CJEL), qui l’accuse d’avoir autorisé la société Yellowstone à intervenir sous couvert de la réhabilitation du pont Elila à Mela, situé dans le territoire de Mwenga.
Réagissant à un communiqué publié le 14 juillet 2026 par le CJEL et signé par son président, Crispin Mpombo, le Cabinet du ministre affirme que le ministre n’a jamais exercé de responsabilités dans le secteur minier. Il soutient qu’il ne dispose d’aucune compétence légale pour accorder des autorisations à des entreprises ou à des coopératives minières.
« le ministre n’a jamais été dans les mines. D’ailleurs, il ne pas ministre des Mines et, par conséquent, il ne peut octroyer aucune autorisation à une quelconque entreprise ni à une coopérative minière pour exploiter les minerais, toute décision que peut prendre le ministre Georges KIBONGE ne peut être que dans son domaine et surtout pour le bien des paisibles citoyens et non le contraire », Dit-il
Dans son communiqué, le CJEL affirme avoir pris connaissance d’une correspondance du ministre autorisant officiellement la société Yellowstone à entreprendre des travaux de réhabilitation du pont Elila à Mela. Il affirme en outre que Georges Kibonge figure à la quatrième place d’un rapport de monitoring portant sur l’exploitation illicite des minerais dans le territoire de Mwenga.
En réponse, le Cabinet du ministre Georges Kibonge Babingwa rejette catégoriquement ces allégations et dit se réserver le droit de saisir les instances judiciaires pour des affirmations mensongères, diffamatoires et sans fondement. Il affirme que toutes les décisions prises dans le cadre de ses fonctions relèvent exclusivement des compétences de son ministère, notamment en matière d’infrastructures, de travaux publics, d’urbanisme, d’habitat, d’affaires foncières, d’aménagement du territoire et d’hydrocarbures, au bénéfice des populations du Sud-Kivu, y compris celles de Mwenga.
Le cabinet du ministre remet également en cause la provenance du communiqué du CJEL. Car , les signataires du document se trouveraient pas à Kitutu, comme indiqué dans le communiqué, mais à Bukavu. Il estime que la localisation mentionnée dans le document ne correspondrait pas au lieu où celui-ci a été rédigé.
Isaka Kijana

