Le conseiller communal élu de la commune de Kananga, Benoît Belangenyi, dénonce ce qu’il qualifie de spoliation des biens de l’État dans plusieurs espaces publics de la ville de Kananga, au Kasaï-Central.
Il cite notamment certains sites situés au niveau du service de l’Hygiène, dans l’enceinte du district urbain de la Police nationale congolaise (PNC), ainsi que dans la cour du bâtiment administratif de l’ancien quartier Malandji.
Selon cet élu de l’UDPS/Tshisekedi, certaines autorités politico-administratives et des éléments de la Police congolaise seraient impliqués dans l’occupation irrégulière de parcelles appartenant à l’État.
Il affirme que des restaurants, terrasses et autres activités commerciales y sont exploités en violation des règles d’urbanisme et des dispositions légales relatives à la gestion du patrimoine public.
« C’est une désolation totale. Partout où je passe, la population m’interpelle sur cette situation.
Le gouvernement congolais a investi d’importants moyens dans la lutte contre les érosions afin de protéger ces espaces. Malheureusement, nous constatons aujourd’hui que plusieurs sites sécurisés par l’État sont progressivement spoliés », a déclaré Benoît Belangenyi.
Le conseiller communal estime également que les installations de la Police nationale congolaise devraient être strictement sécurisées, étant donné qu’elles abritent des services stratégiques. Il s’interroge sur la présence de restaurants et de terrasses dans l’enceinte du district urbain de la police, estimant que cette situation pourrait compromettre les mesures de sécurité.
À cet effet, il appelle le commissaire provincial de la Police nationale congolaise au Kasaï-Central, le général Magnat Tshianyi Kabeya, à diligenter une enquête afin de faire toute la lumière sur l’installation de ces activités commerciales dans des espaces officiellement réservés aux services de l’État.
Benoît Belangenyi exhorte par ailleurs les autorités provinciales et les services compétents à identifier les auteurs de ces occupations irrégulières et à procéder au déguerpissement des installations érigées sur les sites concernés.
Selon lui, cette démarche est indispensable pour préserver le patrimoine public, faire respecter la loi et protéger les intérêts de la collectivité.
Donald Bakumbane

