Un échange de correspondances oppose désormais le maire ad intérim de Kamituga, Alexandre Faraja Yogolelo, et le coordonnateur de la communication de la mairie, Yves Amisi Baruti, après une demande d’explications adressée à ce dernier par l’autorité urbaine.
Dans une lettre datée du 5 août 2026, le maire ad intérim reproche à son coordonnateur plusieurs faits qu’il qualifie de « dérapages » et qui seraient, selon lui, contraires aux règles disciplinaires applicables à l’administration publique.
Deux principaux griefs sont évoqués : la participation présumée de Yves Amisi Baruti à des réunions au cours desquelles certains élus de la circonscription électorale de Mwenga auraient été dénigrés, ainsi que des accusations de rançonnement de certains assujettis et d’une partie de la population, au moyen du nom du maire.
L’autorité municipale lui avait demandé de fournir, dans un délai de 48 heures, les explications sur les faits qui lui sont reprochés.
Yves Amisi Baruti rejette les accusations
Dans sa réponse, le coordonnateur de la communication affirme n’avoir jamais participé, de près ou de loin, à une réunion destinée à « salir un élu ».
Il demande au maire ad intérim de produire, s’il en dispose, les comptes rendus, listes de présence, lieux des réunions ainsi que ses éventuelles interventions écrites ou audio pouvant établir sa participation aux rencontres incriminées.
Concernant l’accusation de rançonnement, Yves Amisi Baruti se dit également surpris et conteste fermement les faits qui lui sont reprochés.
Il invite l’autorité municipale à fournir la liste des personnes qui auraient été rançonnées, les montants concernés et les preuves des perceptions qui lui seraient attribuées.
« Si réellement, j’ai rançonné quelques assujettis, veuillez me donner la liste des personnes rançonnées, le montant perçu et les preuves », écrit-il dans sa réponse.
Un différend qui interpelle la mairie
Cette correspondance révèle un différend désormais public entre deux responsables de l’administration municipale de Kamituga.
Alors que le maire ad intérim affirme vouloir obtenir des explications sur des faits susceptibles, selon lui, de ternir l’image de l’institution, son coordonnateur de communication rejette les accusations et réclame des éléments permettant de les étayer.
Isaka Kijana

