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Provinces

RN2 : malgré les pressions politiques, plusieurs entités de Mwenga observent la ville morte

Malgré les pressions exercées, selon les organisateurs, sur le maire ad intérim de Kamituga pour faire échec à la journée ville morte décrétée ce jeudi 13 août 2026 par les sociétés civiles de Mwenga et de Kamituga, plusieurs autres entités du territoire de Mwenga ont observé le mot d’ordre.

Cette mobilisation vise à exiger la poursuite des travaux de réhabilitation de la Route nationale numéro 2 (RN2), notamment sur le tronçon Lwino–Kalambi–Kamituga–Kitutu, où les travaux sont à l’arrêt depuis près d’un mois.

La situation suscite une vive inquiétude au sein de la population, qui dénonce les conséquences de la dégradation de cet axe routier stratégique. Des divergences entre certaines couches de la population, notamment autour des positions attribuées à certains élus de Mwenga, seraient à la base du blocage des travaux.

Dans ce contexte, un audio devenu viral sur les réseaux sociaux accuse certains élus de percevoir mensuellement une somme de 25 000 dollars américains auprès de la société Yellowstone, qui exploitait des minerais à Mitobo et Mbelekelo, dans la chefferie de Wamuzimu.

Ces accusations, relayées sur les réseaux sociaux, n’ont toutefois pas été établies de manière indépendante. Les élus cités n’ont, selon les informations disponibles, ni confirmé ni rejeté publiquement ces allégations.

Au-delà de la question de la circulation, l’état très dégradé de la RN2 a des répercussions sur le coût de la vie dans plusieurs agglomérations de Mwenga.

À Kamituga, un sac de riz ou de farine de 25 kilogrammes se vendrait actuellement autour de 120 000 francs congolais, tandis qu’un sachet de sel est commercialisé autour de 1 500 francs congolais.

Pour les habitants, cette situation est notamment liée aux difficultés d’acheminement des marchandises provoquées par le mauvais état de la route.


Face à cette situation, la population demande l’implication des autorités gouvernementales, tant au niveau provincial que national, afin de faciliter le déblocage du dossier et permettre la reprise des travaux dans les plus brefs délais.

Les sociétés civiles et les habitants de Mwenga appellent notamment les autorités compétentes à privilégier l’intérêt général et à éviter que les divergences politiques ou communautaires ne compromettent la réhabilitation de cet axe considéré comme essentiel pour l’économie locale.

Ils souhaitent voir les travaux reprendre rapidement afin d’améliorer la circulation, faciliter l’approvisionnement des marchés et contribuer à la baisse du coût des produits de première nécessité.

La journée ville morte de ce jeudi 13 août constitue ainsi un nouveau signal adressé aux autorités par une partie de la population de Mwenga, qui réclame une solution rapide au blocage de la réhabilitation de la RN2.

Isaka Kijana

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