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Provinces

Nord-Kivu : des députés nationaux dénoncent des morcellements illégaux des terres à Lubero

Quatre députés nationaux élus du territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, ont saisi la ministre des Affaires foncières pour dénoncer des pratiques de morcellement et de lotissement illégaux observées dans cette partie du pays. Dans une correspondance officielle signée par les députés Katembo Kambere Thaddée, Paluku Makuke S. Kapako, Maombi Katsongo Sosthène et Kambale Muhasa Alexandre, les élus alertent sur une situation qu’ils jugent préoccupante et demandent l’intervention urgente des autorités compétentes.

Dans leur lettre, les députés évoquent des pratiques clandestines attribuées à certains agents des services des titres immobiliers et de l’urbanisme, avec la complicité présumée de certains magistrats et agents du tribunal de paix de Lubero. Selon eux, ces agissements violent les lois et procédures en vigueur et contribuent à la spoliation des terres appartenant à des citoyens.

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Les élus citent notamment le cas du village de Kaghumo, à Masereka, où environ six familles ainsi qu’une église seraient concernées. Ces derniers auraient été interpellés au motif que leurs parcelles auraient déjà été attribuées à des magistrats du tribunal de paix de Lubero, sans qu’aucune explication claire ne soit fournie.

Par ailleurs, les députés signalent également la situation dans le village de Kisanzi, situé entre Magheria et Loutu, où plus de 30 familles seraient contraintes de procéder au morcellement de leurs champs coutumiers. Selon la lettre, ces pratiques entraîneraient des intimidations et accentueraient l’insécurité foncière dans une région déjà fragilisée par les violences armées.

Les signataires estiment que ces actes constituent une autre forme de pression sur une population déjà éprouvée par l’insécurité dans la région. Ils soulignent également que ces pratiques ternissent l’image de l’administration publique et du système judiciaire.

Face à la gravité de la situation, les députés demandent à la ministre des Affaires foncières d’ordonner des enquêtes afin d’identifier les auteurs et leurs complices. Ils sollicitent également des sanctions exemplaires pour mettre fin à ces pratiques qu’ils jugent contraires à l’État de droit et à la sécurité juridique des citoyens.

Isaka Kijana

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