Des civils ont été tués et plusieurs autres blessés vendredi 2 janvier à Masisi-centre, dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu, à la suite de bombardements de drones attribués aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Ces frappes sont intervenues dans un contexte d’intenses affrontements opposant l’armée régulière aux éléments de l’AFC/M23.
D’après des sources locales concordantes, les bombardements ont touché des zones situées à proximité d’habitations civiles. Des explosions ont provoqué des pertes en vies humaines ainsi que des blessés parmi la population, plongeant les habitants dans une vive panique. Plusieurs familles auraient fui précipitamment leurs domiciles, craignant une aggravation des combats.
À ce stade, aucune autorité militaire ou administrative n’a communiqué le bilan officiel ni procédé à une évaluation des dégâts matériels et des dommages collatéraux. Des acteurs humanitaires rapportent toutefois que les structures sanitaires locales, déjà fragilisées par l’insécurité chronique, éprouvent de sérieuses difficultés à prendre en charge les blessés.
La situation sécuritaire reste particulièrement tendue à Masisi-centre et dans les localités environnantes, régulièrement théâtre d’affrontements entre les FARDC et des groupes armés. Cette instabilité continue d’exposer les populations civiles à des risques majeurs.
Face à cette nouvelle flambée de violence, des organisations de la société civile locale appellent les parties au conflit à protéger les civils et à respecter les principes du droit international humanitaire.
En l’absence de communication officielle, la population demeure dans l’incertitude, tandis que les combats se poursuivent dans plusieurs zones du territoire de Masisi, déjà durement éprouvé par des années de conflits armés.
Isaka Kijana

