Le président nigérien, le général de Brigade Abdourahamane Tiani, a souligné l’importance de la monnaie en tant que symbole de souveraineté, rappelant la longue période au cours de laquelle les ressources africaines ont été exploitées. Dans une interview exclusive diffusée sur la Télévision nationale et relayée par les médias africains, il a déclaré que la France avait spolié le Niger pendant plus de 107 ans et qu’elle devait désormais assumer les conséquences des 65 ans de pillage systématique des ressources et trouver un échéancier pour régler les 42 années restantes.
Le chef d’État a évoqué la possibilité de créer une monnaie unique pour les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et a souligné qu’une décision serait prise au moment opportun. Il a noté que depuis 1990, malgré l’évolution de la CEDEAO, la plupart des membres continuent d’en faire partie, suggérant la nécessité de reconsidérer cette adhésion.
Abdourahamane Tiani a réaffirmé que la monnaie représente un signe de souveraineté et a affirmé que son pays s’engageait dans un processus de recouvrement de sa souveraineté totale. Il a appelé à la révélation de l’histoire récente des États africains, à la révision des dossiers, à leur analyse approfondie et à la prise de décisions dans l’intérêt des peuples africains. Il a insisté sur le fait que les États africains ne devraient plus être la source d’exploitation de la France, déclarant que la monnaie constitue une étape cruciale pour se libérer de cette colonisation. Tiani a assuré que les États de l’Alliance des États du Sahel disposent d’experts qui prendront les décisions nécessaires en temps voulu.
Orel B

