Lors d’un point de presse conjoint avec son homologue de Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, le président congolais s’est voulu clair, ferme, et presque prophétique : « Il n’y aura plus d’instabilité en RDC. »
Cette déclaration intervient dans un contexte tendu, mais porteur d’espoir, marqué par la signature récente à Washington d’une déclaration de principes entre Kinshasa et Kigali, sous la médiation américaine. Un texte que Tshisekedi qualifie de « pas dans la bonne direction », et qui devrait aboutir d’ici le 2 mai à un avant-projet d’accord de paix entre les deux pays. Le processus est soutenu par la Communauté d’Afrique de l’Est, la SADC et l’Union africaine.
« Cet engagement, je l’ai pris devant mon peuple, et je le tiendrai jusqu’au bout », a martelé le président congolais, sans toutefois entrer dans les détails de l’accord en gestation, évoquant le respect des démarches diplomatiques en cours.
Umaro Sissoco Embaló, invité de marque à Kinshasa, s’est positionné comme un facilitateur dans cette relance du dialogue entre la RDC et le Rwanda. Il a souligné l’importance de « l’amitié entre les peuples » pour construire la paix durable.
En toile de fond, l’administration américaine, via Donald Trump de retour sur la scène internationale , affirme jouer un rôle clé dans cette dynamique, avec en prime un investissement colossal de 6 milliards de dollars dans le corridor de Lobito, destiné à renforcer les exportations minières congolaises.
Tigana Kanku

