La scène politique en République démocratique du Congo reste agitée depuis les élections controversées du 20 décembre 2023. Les divisions persistantes entre l’opposition et le pouvoir en place alimentent les tensions perceptibles au risque de plonger la capitale dans un cycle de violences et d’envenimer davantage la crise humanitaire dans la partie Est du pays.
D’après l’opposition, les propos tenus le Samedi, 31 Mars, au cours d’une matinée politique par Augustin Kabuya, Secrétaire Général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), le parti au pouvoir, ont jeté de l’huile sur le feu. Deux choses semblent être intolérables aux yeux de l’opposition : premièrement la mise en cause de Joseph Kabila comme instigateur de la crise dans l’Est de la RDC. Deuxièmement, son doute portant sur les mandats du Président Félix Tshisekedi.
Parlant de la mise en cause du président honoraire comme acteur principal dans la crise de l’Est, Barbara Nzimbi (Conseillère en communication de Kabila) n’a pas hésité de qualifier les propos de Kabuya de « folie » et a réaffirmé l’intégrité et le rôle historique de Kabila dans la transition démocratique du pays.
Cependant, au-delà de cette confrontation verbale, c’est la question des mandats présidentiels qui s’invite au cœur du débat. Augustin Kabuya a redouté que Félix Tshisekedi se limiterait à deux mandats tels que stipulé dans la constitution du pays.
«Je vous explique ce soir, à vous qui êtes encore distraits qu’il y a des infiltrés parmi vous. Moi je sais à quel moment je parle. Leur discours a changé, ils se préoccupent trop à dire : c’est le dernier mandat, qui vous dit que c’est le dernier mandat ? », a-t-il dit.
Il a ensuite, laissé entendre qu’il ne s’agirait pas de la révision de la constitution. L’opposition voit dans ces propos tout un plan qui se concocte pour une prolongation du mandat de Félix Tshisekedi au-delà de 2028.
Dans ce contexte de méfiance et d’incertitude politique, la priorité pour les Congolais reste la stabilité, la sécurité et l’amélioration des conditions de vie. Il est donc crucial que les acteurs politiques agissent avec responsabilité et dans l’intérêt supérieur de la nation congolaise.
AKAMUS

