Gentiny Ngobila a été élu sénateur à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
Il fait partie des sept candidats élus qui font leur entrée à la chambre haute du parlement congolais, aux côtés d’Augustin Kabuya, Ivan Kazadi, Gecoco Mulumba, Micke Kabasele, Bahati Tito Arlette, Jacques Lungwana, Anne Mbuguje et Gentiny Ngobila lui-même. Cette victoire constitue un retour inattendu pour Ngobila, dont on pensait qu’il était complètement fini à la fin de son mandat à la tête de l’Hôtel de Ville de Kinshasa. On doit lui reconnaître une intelligence politique qui lui a permis de contourner ses détracteurs et de poursuivre son engagement au-delà du gouvernorat.
Les derniers instants de Ngobila à l’Hôtel de Ville ont été marqués par des débats publics et des émotions parmi ses partisans, qui voyaient dans la succession des événements qui les visaient une machination politique.
Outre les graves accusations de mauvaise gestion de la ville, M. Ngobila a vu ses prérogatives de premier citoyen être limitées. Le pire moment a été l’affaire de fraude électorale et de détention illégale du dispositif électronique de vote, qui a failli le destituer de son poste sur décision de Peter Kazadi, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur. Heureusement, le bureau de Ngobila a contesté cette décision, obtenant ainsi son maintien en poste. Aujourd’hui, le même Ngobila sera non seulement conjugué au passé, mais aussi au présent, car il a démontré sa perspicacité en obtenant des postes à l’Assemblée nationale et en devenant sénateur.
AKAMUS

