La 79ème session de l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU) se tient au siège de l’organisation mondiale, à New York, du 22 au 27 septembre 2024. Cette année, les échanges portent sur le thème « Ne laisser personne de côté : agir ensemble pour la paix, le développement durable et la dignité humaine des générations présentes et futures ».
La République démocratique du Congo y est valablement représentée. La délégation de haut est conduite par le chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi.
A ces assises de la 79è AGNU, la RDC va faire entendre sa voix autour des efforts multiformes qu’il déploie en vue de rétablir l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo, face à l’agression par le Rwanda.
Il s’agira également de participer à des rencontres bilatérales et multilatérales pour mener un plaidoyer en faveur de la RDC candidate, le 9 octobre 2024, pour un siège au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. On retient par ailleurs que cette session dans un contexte particulier où s’annoncent de profonds changements au sein de Conseil de sécurité de l’ONU, instance appelée à s’ouvrir à deux candidatures africaines.
Le président de la République démocratique du Congo séjourne, depuis dimanche 22 septembre 2024 à New York, aux États-Unis d’Amérique où il prend part à la 79ème Assemblée générale des Nations unies (AGNU).
« C’est dans la matinée de ce dimanche 22 septembre que le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé à New York, aux États-Unis d’Amérique, pour participer aux travaux de la 79ème session de l’Assemblée générale des chefs d’État et de gouvernement des Nations unies », a déclaré la source présidentielle.
Cette session intervient dans un contexte international marqué par une avancée significative dans la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies tant souhaitée par les Africains.
« En effet, pour la première fois, les USA sont favorables à l’élargissement du Conseil de sécurité à deux (2) pays africains sans droit de veto. Le sujet sera aux cœurs du débat général qui s’ouvre le 24 septembre prochain », a mentionné d’autre part la source.
Par ailleurs, la RDC attend son élection, le 9 octobre prochain, au Conseil des droits de l’Homme. Plus grand pays francophone du monde et réputé « Pays-solution » au réchauffement climatique mondial, la RDC est aussi un prétendant sérieux parmi les deux nouveaux pays africains membres permanents du Conseil de sécurité.
Du haut de la tribune des Nations unies, le président de la République Félix Tshisekedi ne manquera pas d’évoquer les efforts multiformes qu’il déploie en vue de rétablir l’intégrité territoriale de la RDC face à l’agression par le Rwanda.
« Le président Tshisekedi devrait aussi poursuivre son plaidoyer en faveur de la République démocratique du Congo par des rencontres bilatérales et multilatérales. Il entame une mission officielle marquée par une intense activité politique et diplomatique », a signalé la source.
Accueil
A son arrivée au pays de l’Oncle Sam, Félix Tshisekedi a été accueilli à l’aéroport international J.F Kennedy de New York par des officiels de l’administration américaine, entourés de la ministre d’Etat congolaise aux Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba, de son directeur de cabinet Anthony Nkinzo, du représentant de la RDC aux Nations unies Zénon Mukongo, ainsi que des Congolais de la diaspora des USA.
Eve Bazaiba annonce les couleurs
Dès l’ouverture de cette session, la ministre d’Etat, ministre de l’Environnement et du Développement durable, Eve Bazaiba, a pris part, dimanche 22 septembre 2024 au quartier général des Nations Unies, à New York, (États-Unis d’Amérique) au Dialogue interactif du sommet sur l’avenir.
Représentant le président Félix Tshisekedi à ces discussions de haut niveau, Eve Bazaiba Masudi a non seulement relevé les inégalités dans la gouvernance des institutions de Breton Woods, mais aussi plaidé pour une refonte de l’architecture financière internationale.
« La réforme de l’architecture financière est une priorité pour permettre aux pays du monde entier d’évoluer sur un même pied d’égalité. En ce qui concerne la RDC, il faut mettre en place des mécanismes permettant de quitter progressivement l’aide au développement vers de partenariat gagnant-gagnant en commençant par les fonds de crédit carbone pour financer des projets propres d’adaptation et d’atténuation », a fait remarquer la Ministre d’Etat de la RDC.
Ce dialogue interactif, le premier de la série, se déroule en marge de la 79ème session de l’Assemblée générale des Nations unies, sous le thème « Transformer la gouvernance mondiale et accélérer la mise en œuvre du programme de développement durable à l’horizon 2030 ».
Selon la ministre d’Etat en charge de l’Environnement et Développement durable, il faut penser à un multilatéralisme inclusif, une refonte de l’architecture financière internationale tenant compte des spécificités, des besoins réels et des priorités des pays bénéficiaires en vue d’une meilleure mise en œuvre de l’agenda du développement durable à l’horizon 2030.
Le sommet de l’avenir sur la gouvernance mondiale et le développement durable à l’horizon 2030, est une plateforme des discussions en faveur des nouvelles solutions audacieuses et offre des mécanismes internationaux qui reflètent au mieux les réalités du 21ème siècle pouvant répondre aux présents défis et opportunités de l’humanité.
Le Potentiel

