L’Eglise catholique du monde entier suit de près la situation des ennuis judiciaire dont est victime le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa. Dans cette guerre perdue d’avance par la justice congolaise, le cardinal Ambongo ne peut que se frotter les mains, car bientôt le dossier sera classé sans suite.
Visé par l’ouverture d’une information judiciaire, l’archevêque de Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo reçoit le soutien de toute l’Eglise et de ses pairs du continent africain. Le prélat catholique est même encouragé à poursuivre avec son message prophétique et à ne pas céder à la peur ainsi qu’à l’intimidation.
Il y a quelques heures, les évêques des pays d’Afrique l’Ouest ont estimé, dans leurs messages, que le cardinal Fridolin Ambongo est une vraie victime de « harcèlement et de traitements dégradants ». Ils l’encouragent par à « tenir ferme face au défi sécuritaire persistant et à la mauvaise gouvernance » en République démocratique du Congo (RDC).
Fridolin Ambongo est aussi encouragé par ses pairs « à rester fidèle à ses messages prophétiques ».
Quelques heures avant, les évêques centrafricains avaient adressé leur soutien au cardinal Fridolin Ambongo, en lui recommandent « la persévérance dans son engagement pour la vérité ».
Il faut noter que le dossier Ambongo est suivi de très près par le Vatican, le cardinal Fridolin Ambongo étant l’homme clé du dispositif du pape en Afrique, faisant partie du Conseil des cardinaux. Mais il est aussi le président des épiscopales d’Afrique et de Madagascar, depuis l’an dernier.
L’archevêque de Kinshasa est visé par une enquête judiciaire en République démocratique du Congo (RDC) pour des « propos séditieux ». Entre-temps, l’Agence catholique Fides qui aurait diffusé le message du cardinal a démenti, il y a trois semaines, que le cardinal a accusé Kinshasa de soutenir les rebelles Hutus rwandais (FDLR). Pendant ce temps, le procureur général a quand même décidé, fin avril, d’ordonner l’enquête à son encontre.
Jusque là, aucune convocation
À l’archidiocèse de Kinshasa, aucune convocation du procureur général n’a été déposée contre le cardinal et l’archevêque de Kinshasa continue de bénéficier du soutien de son l’Église, autant au niveau national qu’international.
Suite à cette affaire touchant un haut dignitaire de l’Église catholique romaine, la réaction la plus virulente a été celle du clergé de Kinshasa qualifiant l’action du procureur de « maladroite et honteuse initiative », avant d’ajouter que tout cela reflète une dérive dictatoriale visant à annihiler la liberté d’expression.
Pour rappel, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et président du Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), est visé depuis le 27 avril 2024, par une enquête judiciaire dans son pays, pour des « propos séditieux » vis-à-vis du pouvoir en place. L’archevêque de Kinshasa est accusé, selon le procureur général, « de violence des consciences, de faux bruits et d’incitation de la population à la révolte contre les Institutions établies et attentats contre les vies humaines, lors de ses sermons ».
Guerre perdue d’avance
À la publication de cette lettre, les réactions ne se sont pas fait attendre. Dans un communiqué publié mardi 30 avril, les membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo affirment avoir « reçu de nombreuses réactions des fidèles catholiques et d’autres hommes et femmes épris de justice, et même de certaines organisations de la société civile, en vue de clarifier la position de l’Église catholique, suite à la lettre partagée sur les médias sociaux ». Le 4 mai 2024, la Conférence épiscopale du Congo, mais également celle du Togo et de la République centrafricaine, ainsi que le clergé de Kinshasa ont manifesté publiquement leur soutien et leur confiance envers le prélat, tout en invitant à l’apaisement. « Nous estimons que seule la sagesse peut aider à calmer les émotions, à résoudre cette affaire dans un esprit de dialogue et d’entente mutuelle pour le bien de tous les congolais », notent-ils. Le cardinal Ambongo, qui fait partie du Conseil des cardinaux (C9), peut ainsi compter sur la proximité et la prière de ses frères évêques du continent africain. Ceux-ci l’encouragent à la persévérance dans son engagement pour la vérité, la justice, la réconciliation et la paix.
Dans cette affaire, une chose est certaine : Fridolin Ambongo sortira bien gagnant. Ce, surtout quand on sait qu’à travers le monde, aucun régime n’a déclenché une guerre contre l’église et gagner. L’histoire de l’Église renseigne que depuis les temps antiques, tous les régimes politiques, tous les rois et empereurs qui ont tenté de museler l’église a fini par se retrouver à terre.
L’histoire récente de la République démocratique du Congo en est un exemple. La guerre menée par le régime Kabila contre la même église catholique avec à sa tête Laurent Monsengwo Pasinya d’heureuse mémoire, a démontré que l’église ne fléchit jamais et se range toujours du côté des faibles.
Réveil Congo avec le Potentiel

