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Mpox : une menace du 2ème mandat de F. Tshisekedi

Comme en 2019 avec la flambée mondiale de covid-19, le Président Félix Tshisekedi se voit, à nouveau, à quelques mois de son deuxième mandat, confronté, cette fois-ci à une épidémie dangereuse qu’est le monkey pox, dit Mpox, une maladie de singe qui attaque les congolais. Elle se propager à une vitesse de croisière qu’elle a déjà installé son quartier général à Pakadjuma, dans la commune de Limete.  Son éradication devra être une affaire de tous : d’abord au niveau de la population qui devra impérativement respecter les gestes recommandés, ensuite, il revient à chaque département du gouvernement central et provincial de proposer des pistes de solutions idoines en vue de permettre au Chef de l’Etat de sortir gagnant en 2028. Sinon, le rendez-vous de l’histoire sera loupé, l’UDPS qui aura lutté depuis trois décennies sera déclassé, n’ayant pas été à la hauteur de faire face aux défis colossaux sous le régime du Président Félix Tshisekedi.

En effet, 7 mois se sont déjà écoulés depuis que le Président Félix Tshisekedi a été réélu au pour la deuxième consécutive à la magistrature suprême. Ce second mandat se voit, sans nul doute, menacé par l’épidémie de le monkey pox  qui se propage à grande vitesse. Pour l’année 2024, les statistiques donnent plus  de 16 664 cas confirmés de Mpox et près de  580 décès. Les provinces touchées sont l’Equateur, le Sud-Kivu, la Tshuapa, le Tshopo , le Kwilu, Haut-Uélé, et Kinshasa.

Le Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies (CDC Africa ) a déclaré mercredi 14 Août 2024, l’épidémie de MonkeyPox ou Variole du signe comme étant urgence de santé publique au regard de la flambée des cas sur le continent Africain. Il en est de même pour l’OMS qui a déclaré le Mpox  » une urgence de santé publique internationale ».

Dans sa stratégie de riposte, le gouvernement de la République via le ministère de la santé publique, hygiène et Prévoyance Sociale veut s’appuyer sur la sensibilisation de la population, la prévention et le traitement, pour vaincre l’épidémie de Monkeypox (Mpox).

Lors du Conseil des ministres du vendredi 23 août 2024, la Première Ministre Judith Suminwa est revenue, sur le plan de riposte du gouvernement contre l’épidémie de Mpox. Elle a souligné la nécessité de mettre en place une riposte efficiente et holistique. À cet effet, un premier décaissement de 10 millions USD a été mis à la disposition du Ministère de la Santé Publique.

Au-delà du plan de riposte que le gouvernement entreprend, certaines mesures seraient nécessaires pour étouffer cette propagation.

Les pistes de solutions

Etant une situation préoccupante qui nécessite une réponse coordonnée et multifacette, dans la vague de pistes de solutions, il faut signaler le respect scrupuleux des gestes des barrières que doivent adopter les congolais eux-mêmes :  éviter les contacts physiques (sexualité et baisers profonds), la saleté, etc.

L’idée de restreindre le nombre de passagers dans les taxis bus en commun passe en esprit comme bonne, pour le bien communautaire. Ainsi, les bus communément appelés 207 qui embarquent 4 clients par banc peuvent réduire à 3. Les taxis peuvent mettre deux personnes au lieu de 3. Quant aux bus de la société de transport congolais « Transco », il faut une réduction sensible, voire, interdiction d’embarquement des passagers qui restent debout.

A l’approche de la rentrée scolaire, si la propagation de l’épidémie s’accroit et que les vaccins ne sont toujours pas disponibles, deux solutions s’offrent : soit, scinder les salles de classe à forte concentration des élèves en deux, soit, repousser la rentrée, le temps de s’assurer qu’une bonne partie d’élèves sont vaccinés.

L’extension et l’amélioration des centres de traitement dans les zones les plus touchées peuvent réduire la pression sur le système de santé. Des unités mobiles de santé pourraient être déployées dans les zones rurales et difficiles d’accès.

Dans l’autre chapitre, le gouvernement central devra non seulement lancer des campagnes de sensibilisation pour informer la population sur les modes de transmission, les symptômes, et les mesures de prévention de cette maladie, mais travailler avec les influenceurs sur les réseaux sociaux, utiliser les médias locaux, et les affiches dans les langues locales, pourrait être efficace.

Pendant cette crise sanitaire, le Gouvernement de la Ville province de Kinshasa est convié à revitaliser l’opération « assainissement » pour rendre la ville propre. Kinshasa sent mauvais. Cet environnement nauséabond ne peut qu’occasionner les maladies diverses.

Aubin KANDEMBI

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