La Rédaction vous propose les brèves infos sécuritaires non exhaustives dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.
1. L’attaque de drones à Goma
Mercredi 11 mars, Goma a été visée par une frappe de drones qui a coûté la vie à au moins trois personnes, dont un employé des Nations Unies et une ressortissante française.
Selon Corneille Nangaa, cette attaque ne constituait pas une opération militaire classique mais visait à éliminer les leaders de la rébellion, dont lui-même et le général Sultani Makenga de l’AFC/M23.
2. Réactions locales et manifestations
Au lendemain de l’attaque, la Société Civile Plurielle a organisé une marche à Goma, autorisée par l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars.
Des manifestants ont été acheminés en camions vers différents points de rassemblement pour exprimer leur inquiétude face aux frappes et aux violences dans la région.
3. Réactions des autorités et enquêtes
Le gouvernement congolais a ouvert des enquêtes sur la mort de Karine Buisset et sur les explosions survenues dans les zones occupées, afin de déterminer l’origine exacte des incidents.
Le Bureau des affaires africaines des États-Unis a condamné les attaques sur des civils et le personnel humanitaire, appelant toutes les parties à respecter les conventions internationales et à protéger les populations.
Le Quai d’Orsay est en contact avec les autorités congolaises pour clarifier la mort de la ressortissante française.
4. Conséquences sécuritaires dans la région
À Bukavu (Sud-Kivu), Billy Imani, communicateur du gouvernement provincial, a été enlevé par l’AFC/M23 RDF, et son sort demeure inconnu.
À Beni (Nord-Kivu), un incendie a ravagé les bâtiments administratifs et le salon d’honneur de l’aéroport de Mavivi. L’intervention rapide des pompiers de la MONUSCO a permis d’éviter des pertes humaines.
Dans Ituri, des civils ont été lâchement abattus lors d’une attaque de la milice CODECO à Dhendro.
5. Redditions et mouvements des groupes armés
25 combattants M23-AFC se sont rendus aux FARDC à Mikenge et Kakenge après la reprise des zones stratégiques par l’armée.
13 miliciens du groupe Léopard se sont rendus à Kivale, Lubero (Nord-Kivu), remettant fusils, munitions et équipements militaires au P-DDRCS, en réponse à l’appel du président Félix Tshisekedi pour intégrer le processus de paix..
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