L’actualité congolaise reste dominée ce mercredi 7 octobre par les enjeux sécuritaires et diplomatiques liés à la situation dans l’Est du pays. La visite des médiateurs de l’Union africaine auprès de l’AFC-M23 à Goma suscite de nombreuses interrogations à Kinshasa, alors que le gouvernement congolais insiste sur la nécessité de parvenir à la paix tout en réclamant davantage de pression et de sanctions contre le Rwanda. Au-delà des déclarations diplomatiques, les autorités congolaises attendent désormais des mesures concrètes pour faire respecter les engagements de paix.
Sur le plan politique, la C64 réclame des poursuites judiciaires après les violences enregistrées lors de sa manifestation à Kinshasa, tandis que des interrogations émergent autour des fonds sollicités par des élus du Nord-Kivu dans le cadre de la riposte contre Ebola. Le gouvernement poursuit parallèlement ses réformes dans les secteurs de la santé et de l’enseignement, avec le lancement des consultations sur l’Assurance Maladie Obligatoire et la remise de nouveaux bâtiments à l’UPN. Enfin, l’économie et les transports restent à l’agenda, entre débat sur la dédollarisation, développement de la pêche et renforcement de la sécurité routière.
Voici l’essentiel à retenir dans cette revue de presse.
REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 07 OCTOBRE 2026
Visite des médiateurs de l’Union africaine à Goma auprès de l’AFC-M23 : Kinshasa admet-elle une reconnaissance implicite des autorités de la rébellion ? La question est à la Une de CONGO NOUVEAU, qui rappelle que la délégation a été reçue hier par les responsables de la rébellion.
Réagissant à cette rencontre à Goma entre les médiateurs de l’Union africaine et les responsables de l’AFC-M23, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, cité par LA RÉFÉRENCE PLUS, a insisté sur la nécessité de parvenir à la paix, tout en appelant à des sanctions contre le président rwandais Paul Kagame.
Pour le porte-parole du gouvernement, ajoute LA PROSPÉRITÉ, ces médiateurs arrivent dans un contexte où l’urgence reste de mettre fin aux souffrances des populations.
Pendant ce temps, Kinshasa presse ses partenaires de durcir les sanctions contre le Rwanda. Invité sur TV5 Monde, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, affirme INFOS27, a défendu la position de Kinshasa, estimant que les décisions de l’Union européenne et des États-Unis désignent clairement Kigali comme l’agresseur, tout en appelant à des mesures davantage contraignantes.
Jusqu’à quand l’ONU fera-t-elle respecter les engagements de paix ? se demande de son côté LE POTENTIEL. Au-delà des déclarations et des résolutions, les autorités congolaises attendent désormais des mesures concrètes, capables de contraindre les parties à respecter leurs obligations. Une impatience qui traduit une exaspération croissante à Kinshasa face à ce qui est perçu comme l’écart persistant entre les décisions internationales et leur application sur le terrain.
La situation sécuritaire est revenue à la normale à Kingwangaka, dans le territoire de Kasongo-Lunda, après l’incident survenu lundi dernier entre des militaires et des policiers. Cet accrochage, rappelle RADIOOKAPI.NET, a fait cinq morts et quatre blessés, selon le directeur de communication de la 11ᵉ région militaire, le capitaine Anthony Mualushayi.
En politique, l’opposition réclame des poursuites après les violences lors de sa manifestation à Kinshasa. Dans un rapport dont RFI.FR s’est procuré une copie, la Coalition Article 64 exige des poursuites judiciaires immédiates et pointe du doigt la responsabilité des autorités nationales.
Riposte à Ebola : le nouveau trafic des élus du Nord-Kivu, dénonce AFRICANEWS. Au plus fort de la 17ᵉ épidémie d’Ebola, les députés nationaux élus du Nord-Kivu ont sollicité, pour leur part, 345 625 dollars auprès du ministère de la Santé pour « sensibiliser » les communautés locales.
La RDC veut tourner la page d’un système de santé dans lequel tomber malade peut signifier s’endetter, vendre ses biens ou sacrifier les besoins essentiels de la famille. C’est dans ce cadre que le gouvernement, rapporte LE PHARE, a lancé hier mardi les travaux de consultation et de sensibilisation sur la mise en œuvre de l’Assurance maladie obligatoire, présentée comme l’un des instruments majeurs de la Couverture santé universelle.
Tshisekedi remet trois bâtiments à la communauté universitaire de l’UPN. À travers ces investissements, affirme FORUM DES AS, l’objectif affiché est d’améliorer concrètement les conditions de travail des étudiants, des enseignants, des chercheurs et du personnel administratif.
Ces ouvrages, ajoute LE POTENTIEL, s’inscrivent dans le cadre des efforts engagés par les autorités pour moderniser les infrastructures de l’enseignement supérieur et améliorer les conditions d’apprentissage et de travail dans les établissements universitaires.
À l’Inspection générale de l’éducation nationale, les difficultés de transport ne sont plus seulement une contrainte quotidienne : elles sont désormais au cœur d’une réponse matérielle du ministère. Selon LA GAZETTE DU CONGO, deux bus flambant neufs, d’une capacité de plus de 60 places chacun, ont été remis officiellement aux agents pour faciliter leurs déplacements.
Dédollarisation de l’économie congolaise : Jean-Claude Masangu doute du projet d’André Wameso. Selon CONGO NOUVEAU, l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo a dressé un bilan élogieux de l’action de son successeur. Jean-Claude Masangu s’est toutefois montré plus nuancé sur le dossier de la dédollarisation, alors que les dépôts et les crédits demeurent en grande majorité libellés en devises étrangères.
Les trois bateaux de pêche récemment mis en exploitation en RDC ont effectué avec succès leur première sortie d’essai en mer, le 24 septembre dernier, au port de Boma, dans le Kongo-Central. Cette opération, explique CHRONIK’ECO, constitue une étape importante dans la volonté affichée par les autorités congolaises de renforcer les capacités nationales de pêche et de mieux valoriser les ressources halieutiques du pays.
Pendant ce temps, le ministère des Transports, relayé par OURAGAN.CD, dit avoir saisi le parquet de Mbandaka contre les capitaines et responsables de deux embarcations, afin qu’un dossier judiciaire soit ouvert après la collision survenue dans la nuit du 2 octobre sur le fleuve Congo, à hauteur de 5 Tonneaux, près de Lukolela, dans la province de l’Équateur.
Terminons avec LEPOUVOIRDUPEUPLE.COM, qui annonce le démarrage du contrôle technique des véhicules le 15 octobre prochain. Selon un communiqué du ministère provincial des Transports, cette opération s’inscrit dans le cadre des mesures prises par les autorités provinciales pour renforcer la sécurité routière dans la capitale.
Tapie Lutunu et Réveil Congo

