L’actualité congolaise reste marquée ce jeudi 1er octobre par les enjeux politiques, sécuritaires et sociaux qui continuent de s’entrecroiser. Au lendemain des recommandations formulées devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la C64 se dit favorable à la tenue d’un dialogue national, tout en plaidant pour un processus inclusif et consensuel. La coalition revient également sur la mort de Manassé Lomboto lors de la manifestation du 15 septembre et réclame une enquête internationale indépendante.
Sur le plan politique, les échanges restent vifs autour des déclarations d’Augustin Matata Ponyo et de Modeste Bahati Lukwebo, tandis que les assemblées provinciales entament leur session de septembre dans des contextes différents, entre participation au dialogue, préoccupations sécuritaires et tensions institutionnelles. Dans l’Est, les FARDC dénoncent de nouvelles violences contre les civils à Djugu, alors que Kinshasa poursuit ses démarches diplomatiques autour du désarmement des FDLR. Le crash de Kenge reste également au centre de l’attention avec l’exploitation annoncée de la boîte noire. Enfin, le secteur de la santé se prépare à une nouvelle mobilisation syndicale.
Voici l’essentiel à retenir dans cette revue de presse.
REVUE DE PRESSE DU JEUDI 1ER OCTOBRE 2026
La C64 salue l’initiative du dialogue national après l’appel de l’ONU. Dans un communiqué publié à la suite de l’intervention de James Swan devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la C64, écrit FORUM DES AS, dit partager le constat d’un large consensus sur la nécessité d’un dialogue national en RDC.
La C64 affirme, de son côté, rapporte LE POTENTIEL, accueillir favorablement les recommandations formulées par les Nations unies concernant la tenue d’un dialogue national inclusif en RDC.
La coalition ajoute, selon ACTUALITÉ.CD, que ce processus doit réunir les différentes composantes de la société congolaise et être organisé sur la base d’un accord entre les parties prenantes. La coalition revient également sur la manifestation du 15 septembre dernier à Kinshasa, au cours de laquelle son membre Manassé Lomboto Bofengola a trouvé la mort. Selon 7SUR7.CD, la C64 réclame l’ouverture d’une enquête internationale indépendante afin d’établir les responsabilités dans cette affaire.
Toujours en politique, avec cette polémique entre Augustin Matata Ponyo et Modeste Bahati. Présenté comme une chronique personnelle d’un « scandale judiciaire », Le prix de la loyauté d’Augustin Matata Ponyo prend, dans ses pages consacrées à Modeste Bahati Lukwebo, les allures d’un réquisitoire contre l’ancien président du Sénat. D’après INFOS27, Matata y décrit un responsable politique mû par les intérêts personnels, les manœuvres et les pressions sur les sénateurs dans le cadre de la levée de ses immunités. Mais cette version est frontalement contestée par Modeste Bahati, qui accuse à son tour l’ancien Premier ministre de réécrire les événements pour se présenter en victime et détourner l’attention de ses responsabilités dans le dossier Bukanga Lonzo.
Parlons maintenant d’Eugène Diomi Ndongala qui, selon ALERTE PLUS, frappe sur deux fronts : Kagame dans le viseur et l’exécution des instructions de Tshisekedi questionnée. Dans ses dernières prises de position, Eugène Diomi Ndongala s’en prend vivement au régime de Paul Kagame au Rwanda et interpelle, dans le même temps, le pouvoir congolais sur la répétition des instructions présidentielles qui tardent, selon lui, à produire des résultats concrets.
L’actualité, c’est aussi l’ouverture de la session de septembre dans les assemblées provinciales. À Kinshasa, d’abord, l’Assemblée provinciale s’engage à participer au dialogue national. Ouvrant la session ordinaire de septembre, le président Lévi Mbuta Sangupamba, cité par ACTU30.CD, a indiqué que l’organe délibérant entendait notamment prendre part aux consultations citoyennes annoncées à la base afin de faire remonter les préoccupations de la population de Kinshasa.
Dans le Haut-Katanga, l’Assemblée provinciale a dénoncé la recrudescence de l’insécurité dans la province. Lors de la séance plénière organisée mercredi, à l’occasion de la rentrée parlementaire de septembre, le président de l’organe délibérant, rapporte FORUM DES AS, a fait état de la résurgence des attaques des miliciens Maï-Maï dans le territoire de Mitwaba, alors que le banditisme urbain bat son plein à Lubumbashi.
Dans le Maniema, la session s’est ouverte sur fond de tensions institutionnelles. Selon INFOS27, le vice-président Docta Buledi Théophile, qui assure l’intérim depuis la destitution du président de l’organe délibérant, a dénoncé des tentatives de déstabilisation qu’il attribue à certains députés provinciaux présents à Kinshasa.
Enfin, au Kasaï-Central, la cérémonie d’ouverture, nous fait savoir INVESTIGATEUR.NET, s’est tenue en présence de plusieurs personnalités, parmi lesquelles le VPM en charge de l’Intérieur, Jacquemin Shabani, en séjour dans la province.
Situation sécuritaire dans l’Est du pays. Les FARDC dénoncent des violations du cessez-le-feu et des attaques contre les civils à Djugu. Dans un communiqué consulté par RADIOOKAPI.NET, le secteur opérationnel des FARDC en Ituri a dénoncé ce qu’il qualifie de « graves atteintes à l’intégrité physique des populations civiles » dans plusieurs localités de Djugu.
Le désarmement des FDLR au cœur d’une nouvelle tournée d’émissaires congolais en Afrique et en Europe. Il s’agit, d’après RFI.FR, de Floribert Anzuluni, le ministre congolais de l’Intégration régionale, et de Sumbu Sita, le haut représentant du président Félix Tshisekedi, qui ont successivement rencontré le médiateur africain Faure Gnassingbé et le président angolais João Lourenço. Objectif : leur présenter les avancées et les prochaines étapes d’un processus contesté par Kigali, qui estime que les modalités de neutralisation des FDLR doivent respecter les protocoles convenus dans le cadre de l’accord de Washington.
Pendant ce temps, LA PROSPÉRITÉ revient sur l’exposé du chef de la MONUSCO, James Swan, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, qui met en lumière, selon le journal, le paradoxe tragique qui paralyse la RDC. D’un côté, les chancelleries se félicitent des avancées théoriques des processus de paix de Washington et de Doha. De l’autre, la réalité du terrain dans l’Est du pays reste marquée par les armes lourdes, les épidémies et une détresse humanitaire importante.
Crash aérien à Kenge, la boîte noire retrouvée. Selon LA TEMPÊTE DES TROPIQUES, l’exploitation de cet enregistreur de vol devrait permettre aux enquêteurs de recueillir des éléments déterminants sur les circonstances de l’accident et d’en établir les causes.
Depuis le crash de Kenge, des voix s’élèvent pour dénoncer la mauvaise gestion du secteur de l’aviation civile en RDC. Allusion faite par LE NOUVEL OBSERVATEUR à la spoliation du terrain prévu pour l’érection d’un aérodrome à Kenge. Ce qui paraît, selon le journal, particulièrement préoccupant, c’est que malgré la connaissance présumée des auteurs de cette spoliation, aucune sanction ni traduction devant les cours et tribunaux ne serait envisagée.
Terminons cette revue de presse avec ce préavis de grève de sept jours lancé par l’Intersyndicale du secteur de la santé. Selon LA TEMPÊTE DES TROPIQUES, cette décision fait suite à l’absence de réponse favorable du gouvernement aux préoccupations des agents et cadres du secteur de la santé.
Tapie Lutunu & Réveil Congo

