L’actualité congolaise de ce lundi reste dominée par les fortes tensions politiques, à l’approche de la journée du 22 juillet qui s’annonce décisive.
Entre le bras de fer annoncé entre l’Union sacrée et la Coalition Article 64, les débats autour d’une éventuelle révision de la Constitution continuent de polariser la classe politique et l’opinion.
Sur le front sécuritaire, la situation dans l’Est demeure préoccupante, tandis que Kinshasa entend porter la voix des victimes devant le Conseil de sécurité de l’ONU. La justice, elle aussi, retient l’attention avec l’ouverture d’une nouvelle audience dans le dossier FRIVAO impliquant l’ancien ministre Constant Mutamba.
À cela s’ajoutent les inquiétudes liées à la progression de l’épidémie d’Ebola, dont les répercussions commencent à affecter plusieurs provinces et suscitent des réactions à l’international.
Tour d’horizon des principaux sujets qui font la une des journaux de ce lundi.
REVUE DE PRESSE DU LUNDI 13 JUILLET 2026
Bonjour à toutes et à tous. Merci de votre fidélité. Voici les principaux titres de l’actualité nationale sélectionnés dans les journaux parus ce lundi.
Nous ouvrons cette revue de presse avec le débat autour d’un éventuel troisième mandat présidentiel. À la une de CONGO NOUVEAU, Jason Stearns, conseiller stratégique au sein d’Ebuteli, estime que la popularité dont jouit encore le président Félix Tshisekedi pourrait compliquer la stratégie de l’opposition visant à empêcher une révision de la Constitution ou un éventuel troisième mandat.
Sur le front politique, FORUM DES AS annonce un bras de fer inédit entre l’Union sacrée de la Nation et la Coalition Article 64. Après l’annonce d’une marche de la C64 prévue le 22 juillet, la majorité présidentielle envisage également une mobilisation populaire le même jour, faisant craindre une confrontation politique dans les rues de Kinshasa.
Une perspective jugée préoccupante par plusieurs analystes interrogés par AFRICANEWS, qui estiment qu’une confrontation simultanée entre les deux camps constitue un pari risqué susceptible d’accroître les tensions.
Pour sa part, LA RÉFÉRENCE PLUS relève que les exigences formulées aujourd’hui par la Coalition Article 64 rappellent celles autrefois défendues par l’UDPS lorsqu’elle était dans l’opposition. Le journal rappelle que le parti présidentiel avait, à différentes époques, exigé le départ de Mobutu, de Laurent-Désiré Kabila puis de Joseph Kabila avant toute participation à un dialogue politique.
Sur le plan sécuritaire, LA PROSPÉRITÉ dénonce l’impuissance de la diplomatie internationale face à la dégradation de la situation dans l’Est de la RDC. Le quotidien évoque une recrudescence des violences dans les territoires d’Uvira et de Fizi, au Sud-Kivu, où les populations civiles continuent de payer un lourd tribut.
Dans le même registre, CONGO NOUVEAU fait état de dissensions internes au sein de la coalition RDF-AFC-M23. Selon le journal, le projet de Corneille Nangaa de lancer une offensive générale vers Kinshasa ne ferait pas l’unanimité au sein du mouvement rebelle.
Toujours sur la sécurité, INFOS27 annonce que les survivants des massacres, des représentants de la société civile ainsi que plusieurs experts doivent intervenir ce lundi devant les membres du Conseil de sécurité des Nations unies, dans le cadre d’une réunion en formule Arria organisée sous la présidence congolaise.
L’objectif est de remettre au centre des discussions les conséquences humaines de la guerre dans l’Est de la RDC ainsi que les liens entre les violences, l’exploitation illicite des ressources naturelles et l’agression attribuée au Rwanda avec le soutien du M23.
Justice à présent. EXCLUSIF RDC indique que l’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, comparaît ce lundi devant la Cour de cassation dans le dossier relatif à la gestion des fonds du FRIVAO. Malgré son hospitalisation, précise AFRICANEWS, l’intéressé a confirmé sa présence à l’audience.
Selon FORUM DES AS, Constant Mutamba est poursuivi pour une présumée tentative de détournement des fonds du FRIVAO. Le coordonnateur intérimaire de cette structure, Chançard Bolukola, devra également répondre d’accusations portant notamment sur des attributions irrégulières de marchés publics et des transferts financiers jugés opaques.
Dans un autre registre, RFI rapporte que le président Félix Tshisekedi a ordonné le retrait des militaires et policiers présents sur les sites miniers. Une décision accueillie avec prudence par la société civile. Me Timothée Mbuya, de Justicia ASBL, rappelle que des mesures similaires avaient déjà été annoncées en 2019 puis en 2022 sans produire les effets attendus.
Santé publique à présent.
CHRONIK’ECO alerte sur l’arrivée de quatre cas importés d’Ebola à Kisangani, en provenance de l’Ituri. Au-delà du risque sanitaire, le média souligne les conséquences potentielles sur les activités économiques et les échanges commerciaux dans cette ville stratégique.
Dans le même contexte, OURAGAN.CD rapporte que les États-Unis ont placé la RDC en zone rouge en raison de la résurgence de l’épidémie d’Ebola. L’ambassade américaine à Kinshasa déconseille désormais à ses ressortissants tout déplacement vers la RDC.
Enfin, SCOOPRDC.NET annonce qu’à compter de ce lundi 13 juillet, les véhicules poids lourds, notamment les remorques, ne sont plus autorisés à stationner dans le centre-ville de Kisangani. Les autorités expliquent que cette mesure vise à fluidifier la circulation et à préserver les infrastructures routières.
C’est la fin de cette revue de presse.
Merci de votre attention et excellente journée à toutes et à tous.
Tapie Lutunu Réveil Congo

