L’actualité congolaise de ce vendredi s’inscrit sous le signe des grands réajustements et À Kinshasa, l’annonce d’un vaste remaniement gouvernemental alimente les débats, entre attentes de résultats concrets et scepticisme d’une population lassée des promesses sans lendemain.
Pendant ce temps, la situation sécuritaire à l’Est continue de préoccuper au plus haut niveau, avec une médiation africaine qui tente de se repositionner face à l’essoufflement des accords de Washington et à la pression croissante des États-Unis sur Kigali.
Sur le terrain, les violences et les exactions dans les zones sous occupation rebelle rappellent la fragilité de la paix, tandis que la société civile et les défenseurs des droits humains montent au créneau contre les dérives sécuritaires.
En parallèle, la diplomatie congolaise se projette vers Washington autour des minerais critiques, pendant que la gouvernance interne reste secouée par des soupçons de mauvaise gestion et des mesures disciplinaires symboliques.
REVUE DE PRESSE DU VENDREDI 30 JANVIER 2026
Le président Félix Tshisekedi prépare un vaste remaniement gouvernemental en RDC.
À en croire VRAIE-THEMATIQUE, près de 33 ministres jugés inefficaces pourraient être écartés, dans le but de renforcer la performance et l’efficacité de l’action publique.
Ce changement majeur, explique le tabloïd, viserait à donner un nouvel élan au second mandat présidentiel, marqué par de fortes attentes sociales et sécuritaires.
Un nouveau gouvernement pour quoi faire ? La question est à la Une de LE NOUVEL OBSERVATEUR. Pour plusieurs Congolais, l’annonce d’un remaniement suscite peu d’intérêt, d’autant plus que les gouvernements successifs n’ont pas apporté d’amélioration tangible à leur vécu quotidien.
Paix dans l’Est : les facilitateurs de l’Union africaine consultent Félix Tshisekedi pour impulser une nouvelle dynamique de médiation.
Selon FORUM DES AS, cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts de médiation de l’UA pour mettre fin aux violences persistantes dans l’Est du pays, où les populations civiles continuent de payer un lourd tribut à l’insécurité.
La délégation, renchérit LE QUOTIDIEN, comprenait Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria ; Sahle-Work Zewde, ancienne présidente de l’Éthiopie ; Dr Mokgweetsi Eric Keabetswe Masisi, ancien président du Botswana ; et Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la République centrafricaine.
D’après LA RÉFÉRENCE PLUS, la médiation a pour mission de formuler des propositions à l’Union africaine afin de désamorcer les tensions dans l’Est de la RDC.
C’est la première fois que le président Tshisekedi reçoit officiellement ce groupe de facilitateurs, précise RFI.FR.
Six semaines après la signature des Accords de Washington entre la RDC et le Rwanda sous l’égide des États-Unis, l’espoir d’un apaisement durable peine à se concrétiser. Selon LE POTENTIEL, la persistance des violences le long de la frontière congolo-rwandaise suscite une impatience croissante à Washington, où le Congrès américain, républicains et démocrates confondus, envisage désormais des sanctions ciblées contre Kigali.
Plus de trois ans après, déplore LE MAXIMUM, l’avalanche de communiqués officiels et d’initiatives diplomatiques annonçant retraits et cessez-le-feu se limite à de simples effets d’annonce, sans impact réel sur le terrain. Les combats incessants démontrent que les RDF et leurs alliés conservent une capacité de nuisance intacte.
Pour sa part, Joseph Olenghankoy, cité par OURAGAN, insiste sur la tenue d’un dialogue national. Les processus de paix de Washington et de Doha, estime-t-il, ont montré leurs limites, voire leur impuissance à stopper la crise dans l’Est de la RDC.
Pendant ce temps, des exactions se multiplient à Goma, dénonce LA RÉFÉRENCE PLUS.
Depuis le début de l’année scolaire 2025-2026, la gratuité de l’enseignement primaire aurait été supprimée, avec l’imposition d’une contribution de 17 % aux établissements scolaires. Par ailleurs, les rebelles imposeraient des meetings obligatoires sous peine d’amendes ou de violences.
Un an après sa chute, Goma ne s’est pas relevée, constate OURAGAN.
La ville vit toujours sous une occupation imposée par la force, sans mandat populaire ni fondement légal.
À Uvira, la mairie a accordé un délai de cinq jours, du mercredi 28 janvier au lundi 2 février 2026, aux personnes ayant récupéré des biens publics pillés par la coalition rebelle AFC-M23-Twiraneho, pour les restituer aux autorités. Cette décision est rapportée par AFRICANEWS.
Face aux arrestations récurrentes observées sur l’ensemble du territoire national, la Voix des sans voix hausse le ton. Dans un communiqué parvenu à OURAGAN, l’organisation appelle le gouvernement à œuvrer pour l’humanisation des services de sécurité.
Coopération internationale. Félix Tshisekedi est attendu à Washington le 4 février pour des partenariats autour des minerais critiques. Selon AFRIK-INFO.CD, un sommet international est prévu avec la participation de plusieurs pays africains, dont la RDC, le Kenya et la Guinée.
S’agissant du Programme de Développement Local des 145 Territoires, la Première ministre exige rigueur et célérité.
D’après LA PERCÉE, Judith Suminwa Tuluka a présidé hier jeudi la quatrième réunion du comité de coordination du PDL-145T, appelant à une accélération de la mise en œuvre malgré les contraintes financières.
Autre dossier : CONGO NOUVEAU accuse Anthony Nkinzo, directeur de cabinet du chef de l’État, de susciter des mécontentements. Le journal affirme que des sources l’accusent d’utiliser l’Inspection générale des finances comme un instrument de pression politique.
Le directeur général de l’OCC sommé de s’expliquer après des soupçons de système parallèle et 25 millions USD de pertes.
Selon INFOS27, le ministre de tutelle Julien Paluku reproche au DG de l’OCC d’avoir laissé fonctionner un système informatique parallèle en dehors des circuits officiels.
Dans un courrier daté du 28 janvier, consulté par AFRICANEWS, le ministre évoque des faits qu’il qualifie de « gravité exceptionnelle ».
Nous terminons avec LEPOUVOIRDUPEUPLE.COM, qui rapporte la révocation d’un agent de la Brigade de contrôle routier, sanctionné après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.
Tapie Lutunu
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