Climat politique tendu à Kinshasa, où les tractations autour du renouvellement partiel du Bureau de l’Assemblée nationale alimentent les divisions, aussi bien dans la majorité que dans l’opposition.
En effet les journaux parus ce mercredi 12 Novembre reviennent sur la désignation d’Aimé Boji et de Clotilde Mutita, respectivement candidats de l’Union sacrée et d’Ensemble pour la République, fait couler beaucoup d’encre dans la presse congolaise de ce mercredi. Les journaux notent des désaccords profonds au sein du parti de Moïse Katumbi, tandis que d’autres s’interrogent sur la sincérité d’un processus électoral perçu par plusieurs comme un simple plébiscite.
Sur un tout autre plan, l’actualité judiciaire retient également l’attention : à Paris, s’ouvre le procès de l’ancien ministre Roger Lumbala, poursuivi pour crimes contre l’humanité, pendant qu’à Kinshasa, le procès du braquage de la Rawbank révèle de troublantes images de militaires et policiers impliqués dans le vol.
La diplomatie n’est pas en reste : la visite du président israélien Isaac Herzog à Kinshasa marque un tournant symbolique dans les relations bilatérales, tandis que la Première ministre Judith Suminwa représente le pays aux célébrations du cinquantenaire de l’indépendance de l’Angola.
REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 12 NOVEMBRE 2025
Aimé Boji et Clotilde Mutita retenus au Bureau de l’Assemblée nationale, sur fond des divergences au sein du parti de Moïse Katumbi sur la stratégie d’opposition à tenir, constate LA RÉFÉRENCE PLUS. C’est un désaccord profond qui est apparu et qui a donné lieu à un échange houleux sur les réseaux sociaux entre deux cadres du parti d’opposition en RDC, Ensemble pour la République : Olivier Kamitatu Etsu, directeur de cabinet de Moïse Katumbi, et Christian Mwando Nsimba, président du groupe parlementaire Ensemble à l’Assemblée nationale.
D’après LA TEMPÊTE DES TROPIQUES, le bureau de l’Assemblée Nationale a rejeté six candidatures à l’élection de rapporteur adjoint et n’a retenu que la candidature de Clotilde Mutita, présentée par le parti Ensemble pour la République, parti cher à Moïse Katumbi.
À en croire CONGO NOUVEAU, Boji est le candidat unique de l’Union sacrée de la Nation accepté par tous les sociétaires de cette plateforme politique du Président Tshisekedi, tandis que Mutita représente l’opposition politique et en particulier Ensemble pour la République de Moïse Katumbi.
Pour LE POTENTIEL, l’élection du prochain speaker et rapporteur adjoint de l’Assemblée nationale, prévue ce jeudi 13 novembre, se réduit en une simple formalité, laissant planer un doute sur la sincérité du processus démocratique.
Un avis partagé par LE PHARE, qui déplore que le scrutin auquel on assistera demain en vue de combler les vides créés au Bureau à la suite de la démission de Vital Kamerhe et Dominique Munongo, se veut sans enjeu par manque de compétitivité entre postulants. C’est une élection des candidats uniques, sans adversaires. Ce qui risque de se transformer en un simple plébiscite, conclut le tabloïd.
Mais pour LA PROSPERITÉ, l’épreuve électorale de ce jeudi à l’Assemblée nationale ne manquera pas d’impacter les rapports au sein de la majorité présidentielle et de l’opposition. Certains sociétaires de l’Union sacrée s’indignent que ce ne soit pas la personne qu’ils auraient préparée pour succéder à Vital Kamerhe. C’est le même scénario observé dans l’opposition après la désignation de Clotilde Mutita.
Cependant, écrit E-JOURNAL, cette liste est contestée par plusieurs candidats de l’opposition, qui dénoncent une « dérive » de la part du président de l’Assemblée nationale. Gratien Iracan, l’un des candidats écartés, annonce son intention de saisir la justice pour obtenir la suspension de la procédure et la réparation de ce qu’il qualifie d’abus.
Pour sa part, FORUM DES AS craint que cette initiative judiciaire risque de provoquer un nouveau bras de fer institutionnel entre le bureau de l’Assemblée nationale et certains élus de l’opposition, à un moment où la Chambre basse peine encore à restaurer la cohésion entre ses composantes.
Justice à présent. L’affaire Roger Lumbala Tshitenga, ancien ministre, député national et sénateur de la RDC, s’ouvre ce mercredi 12 novembre devant la Cour d’assises de Paris. Selon le document de presse du Parquet national antiterroriste, relayé par LA RÉFÉRENCE PLUS, les audiences se tiendront chaque jour avec un verdict attendu le vendredi 19 décembre 2025.
Roger Lumbala, souligne RFI.FR, est poursuivi entre autres pour complicité de crimes contre l’humanité et participation à une association de malfaiteurs avec Jean-Pierre Bemba, actuel Vice-Premier ministre de la RDC et ancien chef rebelle.
Justice encore. Le Tribunal militaire garnison de Kinshasa-Gombe a poursuivi hier mardi, le procès du braquage survenu à Rawbank le 16 octobre dernier dans la ville de Kinshasa. Pour la première fois, explique ACTU30.CD, des enregistrements issus des caméras de surveillance ont été diffusés en audience, mettant en lumière des militaires et policiers dépêchés sur les lieux pour une mission de sécurisation en train de voler des fonds.
Dans le reste de l’actualité. Le président israélien Isaac Herzog en visite à Kinshasa, annonce L’AVENIR. Après la Zambie, Herzog s’est rendu à Kinshasa pour rencontrer le président congolais Félix Tshisekedi et d’autres hauts responsables. Leurs discussions ont porté sur « les défis internationaux actuels » et la position d’Israël à l’échelle mondiale.
Ce séjour de travail à Kinshasa, ajoute LE QUOTIDIEN, vient par ailleurs consolider les relations entre les Présidents Herzog et Tshisekedi, qui se sont déjà rencontrés successivement en 2021 à Jérusalem, en Israël, et au mois de janvier de cette année à Davos, en Suisse.
Cette visite, renchérit LE POTENTIEL, intervient 40 ans après la dernière visite d’un chef de l’État israélien, qui fut curieusement son père.
Autre chose. La Première Ministre Judith Suminwa, rapporte LA PERCÉE, est arrivée hier mardi à Luanda, en Angola, en vue de représenter le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, ainsi que le peuple congolais tout entier, aux festivités marquant le 50ᵉ anniversaire de l’indépendance de ce pays voisin.
Tout à fait autre chose. Citant le Comité de suivi, E-JOURNAL nous apprend que la paie des enseignants qui exercent dans l’Est du pays débute dans trois jours. Yannick Isasi, président du Comité de Suivi de la Paie, a confirmé cet engagement. En outre, il a souligné que toutes les agences ont déjà reçu les fonds nécessaires.
De son côté, AFRICANEWS, qui relaye le site SCOOPRDC.COM, révèle que le retard enregistré dans la paie d’octobre est attribué à des anomalies relevées dans l’état liquidatif du quatrième trimestre.
Tapie Lutunu (089 169 48 34)
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