Les journaux parus à Kinshasa ce Mercredi relayent les audiences que la première ministre consacre aux regroupements politiques de l’Union Sacrée. Un autre débat monte au créneau c’est le format de la taille de ce gouvernement et la mise en écart des autorités morales au prorata d’autres membres de leurs regroupements ou formations politique.
Le deuxième sujet c’est les fissures au sein de l’Union Sacrée dans la course pour le perchoir de l’Assemblée Nationale. L’on s’interroge si Kamerhe obtiendrait une récompense de Félix Tshisekedi pour ses ambitions enterrées en vue de porter la candidature de celui qu’on dénomme Fatshi béton.
Le troisième sujet est la mise en garde claire et nette formulée par Firmin Mvonde, le procureur général près la cour de cassation à l’endroit des fraudeurs, corrupteurs et corrompus lors des scrutins indirects qui vont se tenir le 29 Avril.
Formation du Gouvernement : Sumwina propose 45 postes mais l’Union Sacrée n’est pas d’accord
FORUM DES AS titre à la Une « La Première ministre propose une équipe de 45 membres ». Selon ce tabloïd, avec cette proposition de la cheffe du gouvernement, un recoin de voile s’est levé sur la taille du prochain gouvernement. La Première ministre Judith Suminwa pencherait pour un Exécutif composé de 45 ministres, selon des discussions qu’elle a eues hier mardi 16 avril avec le regroupement PEP-AAAP, conduit par son autorité morale Tony Kanku Shiku.
Selon Laurent Batumona, membre éminent de cette plateforme qui s’est livré à la presse, Judith Sumwina peut revoir sa position pour favoriser l’unité nationale et éviter les dissensions.
« Nous venons de discuter avec la Première ministre sur la formation du gouvernement. Elle a proposé un gouvernement de 45 ministres. Pour favoriser l’unité nationale et éviter les dissensions, nous pensons qu’elle pourrait revoir sa position. Ensuite, nous avons discuté du programme du gouvernement. Nous avons élaboré nos propositions afin qu’elles soient intégrées dans le programme. Elle nous a informés du ratio entre le nombre de ministres et de députés : 10 députés correspondent à 1 ministre, et 9 députés nationaux équivalents à un vice-ministre. Nous lui avons également présenté nos ambitions », a déclaré Laurent Batumona, d’après le même Journal.
De l’autre côté, CONGO NOUVEAU largue un titre missile : « Judith Suminwa veut 45 ministres, pas des chefs des partis ». Selon les indiscrétions obtenues par ce trihebdomadaire, la nouvelle Première ministre ne souhaiterait pas voir les chefs des partis et les « autorités morales » des regroupements politiques siéger au sein de son équipe. Pour ce faire, poursuit le journal, Judith Suminwa aurait exigé que chaque parti ou regroupement politique envoie trois noms pour chaque ministère lui attribué. Si la Première ministre arrive à imposer cette modalité de la désignation des futurs membres du gouvernement, ce sera déjà une première bataille gagnée, conclut Congo Nouveau.
« RDC : Vers la réduction du train de vie des institutions », souligne par ailleurs LEPOTENTIEL.CD.
Après les échanges samedi avec le regroupement politique du Premier ministre sortant, Jean Michel Sama Lukonde, Judith Suminwa Tuluka a discuté avec les cadres de plusieurs regroupements politiques dont l’UNC et alliés de Vital Kamerhe, de l’AFDC-A de Bahati Lukwebo et du MLC et allié de Jean-Pierre Bemba.
Au cours de ces discussions, la cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité de réduire le train de vie des institutions en formant un gouvernement de petite taille et investir notamment dans la réalisation du programme de développement local des 145 territoires.
En ce qui concerne la taille du gouvernement, le leader de l’UNC estime qu’elle doit tenir compte de l’immensité du pays pour plus de représentativité.
Assemblée nationale : mise en place d’une commission paritaire majorité-opposition
« Assemblée nationale: plénière ce mercredi pour la mise en place d’une commission devant statuer sur la répartition au sein du bureau définitif », annonce ACTUALITE.CD
Une plénière est convoquée ce mercredi 17 avril pour mettre en place une commission paritaire majorité-opposition pour statuer sur la répartition des responsabilités au sein du bureau définitif de l’Assemblée nationale. Ceci marque le début du processus de mise en place du bureau définitif de la chambre basse du Parlement après la signature par les députés des fiches d’appartenance à l’opposition ou à la majorité parlementaire.
D’après ce média en ligne, « Lorsque la plénière va approuver les conclusions des travaux de cette commission, le bureau provisoire pourra alors publier le calendrier des élections des membres du bureau définitif ».
LA REFERENCE PLUS, revient sur le débat entre les mandataires de l’Union Sacrée pour le perchoir d’hémicycle.
Plusieurs noms sont, cependant, cités pour le perchoir de cette chambre. L’UNC et alliés reste déterminée pour ce poste. Mais également l’AFDC-A de Modeste Bahati Lukwebo affiche ses ambitions pour ce même poste, Mboso Nkodia Pwanga veut aussi revenir alors que le secrétaire général de l’UDPS s’est désisté en faveur d’une personne dont le nom sera connu ce mardi 17 avril au poste du vice-président. L’Union sacrée est donc à couteau tiré face à la question de la présidence du bureau définitif de l’Assemblée nationale, mettant ainsi en cause le partenariat entre le Président de la République et ses alliés.
Installé depuis le 29 janvier dernier par le secrétaire général de l’Assemblée nationale, le bureau d’âge, dirigé par Christophe Mboso Nkodia, a eu pour mission de valider les pouvoirs des députés, d’élaborer et adopter le Règlement intérieur de la chambre et d’installer le bureau définitif, conformément à l’article 114 de la constitution.
Suffrages indirects : Frimin Mvonde va frapper les corrupteurs et corrompus
Au chapitre des élections des gouverneurs et sénateurs prévues pour le 29 Avril, les médias kinois s’intéressent à la mise en garde du procureur général près la cour de cassation, Firmin Mvonde, contre les corrupteurs et corrompus.
« Suffrages indirects : Firmin Mvonde menace de réprimer tous les cas de corruption suspectés ou avérés », écrit le LEPOTENTIEL.CD.
Dans une correspondance adressée au Chef de l’État, au président de la Cour constitutionnelle et au président du conseil supérieur de la magistrature, Firmin Mvonde Mambu (Procureur Général près la cour de Cassation), menace de réprimer avec la dernière énergie tous les cas de corruption suspectés ou avérés lors du déroulement des scrutins des gouverneurs et vice-gouverneurs, et des sénateurs prévus pour le 29 avril en RDC.
Pour contrer les fraudeurs d’avance, il a interdit l’utilisation de « téléphone portable ou tout objet pourvu de caméra ». Sur un ton ferme, Firmin Mvonde invite les procureurs généraux près les Cours d’appel à « démasquer des actes susceptibles de concourir à la réalisation de ces faits infractionnels ».
FORUM DES AS insiste sur la mise en place de l’organisation devant veiller au contrôle méticuleux lors de la tenue de ces scrutins.
Le Procureur général près la Cour de cassation invite les destinataires de sa correspondance « à mettre en place une organisation qui permette de démasquer des actes susceptibles de concourir à la réalisation de ces faits infractionnels en veillant notamment sur l’interdiction du port de téléphone portable ou de tout autre objet pourvu de caméra« . Ce, sans s’ « immiscer dans le déroulement du scrutin électoral.
La Rédaction

