L’actualité de ce jeudi est dominée par une séquence diplomatique et sécuritaire lourde de sens pour la République démocratique du Congo.
Les lignes bougent sur la scène internationale, tandis que les révélations, prises de position et condamnations officielles viennent renforcer le débat sur la guerre persistante dans l’Est du pays.
Rapports onusiens, résolutions parlementaires étrangères et appels à une pression accrue traduisent une montée progressive de l’attention internationale autour du conflit congolais.
Sur le terrain, cependant, la situation reste fragile, marquée par la poursuite des violences et l’érosion de la confiance dans les processus de paix.
En parallèle, la scène nationale est traversée par des controverses politiques, des inquiétudes électorales et des débats de gouvernance, pendant que l’actualité sportive offre, elle, une parenthèse symbolique entre passion populaire et diplomatie culturelle.
Voici l’essentiel de l’actualité passée en revue ce jeudi.
REVUE DE PRESSE DU JEUDI 08 JANVIER 2026
Le Rwanda, « co-belligérant actif » aux côtés du M23, barre à la Une LA RÉFÉRENCE PLUS.
Dans un nouveau rapport explosif publié le 30 décembre dernier au Conseil de sécurité, les experts des Nations unies lèvent le voile sur ce que Kinshasa dénonce depuis des années : l’armée rwandaise ne se contente plus de soutenir l’AFC/M23. Elle combat, planifie, commande et administre avec lui.
Au sujet de la guerre d’agression, le Parlement fédéral belge vote une résolution condamnant le Rwanda, informe LE PHARE.
Après la dénonciation officielle du rôle déstabilisateur que Kigali joue en RDC en créant, recrutant, finançant et pilotant des mouvements armés présentés comme des rébellions congolaises suivie de la rupture des relations diplomatiques, le Royaume de Belgique vient d’enfoncer le clou contre le régime de Paul Kagame.
Le texte, porté par les députés Pierre Kompany et Benoît Lutgen, précise LE POTENTIEL, appelle à une mobilisation diplomatique accrue face à la persistance des violences armées, aux violations graves des droits humains et aux ingérences extérieures dans la région.
La résolution s’inscrit dans un contexte de dégradation prolongée de la situation sécuritaire dans l’Est du Congo, marqué par la reprise des combats, les déplacements massifs de populations civiles et la multiplication des atteintes aux droits fondamentaux.
Situation sécuritaire toujours. Patrick Muyaya exhorte les États-Unis à accentuer la pression sur le Rwanda pour imposer la paix.
Dans un ton ferme, rapporte LA PROSPÉRITÉ, le porte-parole du gouvernement a dénoncé la stratégie du maintien de l’occupation rwandaise et l’instauration d’un climat de terreur permanente, plaidant pour « une forte pression américaine » sur Kigali afin de restaurer une paix effective, conformément aux Accords de Washington.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ajoute INFOS27, a durci le ton contre le Rwanda et l’AFC/M23, accusés de « vider de toute valeur » les engagements signés sous médiation américaine.
Pour JEUNEAFRIQUE.COM, les processus de paix sont plombés par un climat de méfiance généralisée. Selon le média panafricain, la RDC et l’AFC/M23 peinent toujours à s’entendre sur la mise en œuvre effective des accords conclus sous l’égide des États-Unis et du Qatar.
Entre-temps, le général Sylvain Ekenge a rejoint d’autres pensionnaires à la prison de Ndolo.
Selon une source proche de sa famille citée par LE PHARE, au lendemain de sa sortie médiatique controversée sur la RTNC, le porte-parole des FARDC avait été convoqué à l’État-major général pour recevoir en mains propres la notification de sa suspension.
Pendant ce temps, RFI.FR signale une dégradation de la situation sécuritaire dans le territoire de Djugu, en Ituri.
D’après le média français, les hommes de la Convention pour la révolution populaire, groupe dirigé par Thomas Lubanga, refont parler d’eux. Alors que le mouvement semblait affaibli après des actions de l’armée congolaise, de nouveaux combats ont été observés ces dernières semaines.
Dans un message d’éveil patriotique, le docteur Didier Kamerhe Kazige, cité par LA RÉFÉRENCE PLUS, a livré une critique sévère de la gouvernance du président Félix Tshisekedi, l’accusant d’orientations politiques susceptibles de mettre en péril la stabilité et l’avenir de la RDC.
Processus électoral.
Non prévues dans le budget 2026, les élections municipales sont renvoyées aux calendes grecques. FORUM DES AS rappelle que ces scrutins auraient dû être organisés quelques mois après les élections générales du 23 décembre 2023.
Autre sujet.
La campagne Le Congo n’est pas à vendre, rapporte LE POTENTIEL, exprime sa vive préoccupation face aux conditions d’attribution du marché public relatif à la fourniture des nouvelles plaques d’immatriculation en RDC, communément appelé dossier Plaque V.
La coalition qualifie le processus de « profondément chaotique », évoquant des violations présumées des règles de passation des marchés publics, une opacité persistante et de graves soupçons de captation de revenus publics au profit d’intérêts privés.
En sport pour terminer, INFOS27 rapporte que le Maroc invite l’icône des supporters congolais, Michel Kuka alias « Lumumba », à poursuivre la compétition. Après l’élimination des Léopards, le gouvernement du pays hôte a adressé une invitation spéciale au célèbre supporter pour rester jusqu’au terme de la CAN 2025.
Un geste rare, à la croisée du sport et de la diplomatie culturelle, consacrant le supporter comme acteur à part entière de la Coupe d’Afrique des nations.
Tapie Lutunu
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