Le Président Félix Tshisekedi a donné, jeudi 24 avril à Kinshasa, le coup d’envoi des travaux du Conseil national du travail, avec un objectif majeur : poser les jalons d’une nouvelle politique salariale pour les agents de l’État. Dans une allocution empreinte de fermeté et de volonté réformatrice, le Chef de l’État a dénoncé les profondes inégalités qui minent la Fonction publique et appelé à une réforme salariale juste, durable et équilibrée.
« Il est temps d’instaurer une équité réelle dans la rémunération des agents publics », a martelé Félix Tshisekedi, promettant de suivre personnellement l’évolution de cette réforme qu’il qualifie d’ »historique ».
Reconnaissant l’ampleur du déséquilibre actuel, le Président a souligné que certains ministères, en particulier ceux à vocation économique et financière, bénéficient de traitements largement favorables au détriment d’autres secteurs tout aussi stratégiques pour le développement du pays. Une injustice qui, selon lui, fragilise le moral des agents et impacte négativement la performance des services publics.
Une grille salariale unique et transparente
La réforme envisagée entend mettre en place une grille salariale standardisée, accessible à tous, et fondée sur des critères objectifs : efforts fournis, compétences acquises, responsabilités assumées. L’ambition est claire : offrir une rémunération motivante capable d’attirer et de fidéliser les meilleures compétences, tout en restant dans les capacités budgétaires de l’État.
Le Président insiste aussi sur une meilleure régulation des primes et indemnités, appelant à la fin des écarts excessifs et à plus de transparence dans l’octroi des avantages.
Avec ce chantier, le gouvernement veut redonner confiance aux agents publics et poser les bases d’une administration performante et équitable. Les travaux du Conseil national du travail s’annoncent donc comme une étape cruciale dans la modernisation de l’État congolais.
Akamus

