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Incident environnemental à Lubumbashi : 670 personnes soignées,350 ménages assistés, 15 forages programmés dont 7 déjà opérationnels, 30 000 L d’eau potable sont distribués chaque jour !

Le 4 novembre 2025, un grave incident environnemental survenait sur le site CDM/Joli-Site à Lubumbashi, exploité par la société Congo Dongfang International Mining (CDM). Un débordement d’effluents industriels provenant d’un bassin de rejet avait contaminé plusieurs quartiers environnants, provoquant une pollution des eaux, une mortalité piscicole et une vive inquiétude parmi les populations riveraines.

Dès le 6 novembre, arrivé sur place à 2 heures du matin, le ministre national des Mines, Louis Watum Kabamba, avait ordonné la suspension immédiate des activités du site pour une durée initiale de trois mois. Les premières inspections avaient révélé de graves défaillances : absence de dispositifs de contrôle et d’étanchéité, inexistence d’un plan d’urgence et non-conformité aux standards environnementaux.

Trois mois plus tard, le gouvernement, sous l’autorité du président Félix Tshisekedi, annonce la clôture des travaux de la commission interministérielle spéciale mise en place pour faire toute la lumière sur cet incident.

Selon les conclusions rendues publiques, 670 personnes ont été prises en charge médicalement à l’Hôpital général de référence Jason Sendwe. Sur le plan humanitaire, 350 ménages affectés ont bénéficié d’une assistance directe, tandis que 30 000 litres d’eau potable sont distribués chaque jour. Pour garantir un accès durable à l’eau, 15 forages ont été programmés, dont 7 déjà réalisés à fin décembre 2025.

Parallèlement, des opérations de dépollution, de pompage et de neutralisation des effluents ont été menées. Un bassin de rétention de secours a également été construit afin de prévenir tout nouvel incident. Le processus d’indemnisation des victimes a été officiellement engagé, conformément aux dispositions du Code minier.

La commission, composée de services techniques de l’État, d’experts indépendants, de représentants de la société civile et d’élus provinciaux, a travaillé dans un cadre présenté comme transparent et contradictoire.

À travers ces mesures, le gouvernement réaffirme que l’exploitation minière ne saurait se faire au détriment de la vie humaine, de la santé publique et de l’environnement, et promet de renforcer durablement les mécanismes de contrôle pour éviter toute récidive.

La Rédaction

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