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Économie

Kasaï Central : Facturation présumée de travaux de la voirie urbaine et de la route nationale numéro 1, que retenir ?

Depuis quelques jours, les publications sur les réseaux sociaux remettent en cause la surface des travaux par le bureau central de coordination BCECO et Safrimex, l’entreprise qui exécute ces travaux.

Surfacturation, qu’est-ce ?

Définie comme le fait de facturer un bien où un service à un prix supérieur à sa valeur réelle, se manifeste par :

  • Des déplacements significatifs par rapports aux coûts réels ou au prix du marché, souvent dissimulés derrière des devis peu transparent ou spécifications techniques volontaires floues ;
  • Des modifications contractuelles abusives et de révisions répétées des plans initiaux injustifiés à l’instar de certains travaux surfacturés à hauteur de 100 millions de francs sur une période de dix ans

Ce phénomène est souvent accentué par :

La collusion entre différents acteurs du projet (maîtres d’ouvrage, sous – traitants, fournisseurs) rendue possible par l’absence des contrôles indépendants rigoureux

Pour qu’une accusation de surfacturation soit fondée, il est indispensable de s’appuyer sur :

  1. La comparaison des devis avec les prix de marché afin de détecter d’éventuels écarts anormaux ;
  2. La réalisation d’audits indépendants sur les factures détaillées et les métrés ;
  3. L’intégration, dès le départ, de la clause de transparence dans les contrats pour mieux encadrer les évolutions de prix.

Dans un contexte aussi sensible que celui des projets d’infrastructure à Kananga, il est crucial de fonder nos prises de position sur des faits vérifiables, des sources officielles et des analyses techniques sérieuses.

Sur le coût des voiries urbaines : Le chiffre de « 1 million USD/km » est souvent repris sans nuance. Ce ratio correspond, dans la majorité des cas, à :

  • Des routes interurbaines ou rurales,
  • Sur terrains simples, sans contraintes techniques majeures,
  • Sans expropriations, sans drainage complexe ni réseaux à déplacer.

Utilisé à titre indicatif dans certains rapports internationaux, il ne s’applique pas aux projets urbains denses en Afrique centrale, où les réalités sont beaucoup plus exigeantes.

Ce que disent les données officielles

Quid de la référence de prix au standard international

La Base de données des coûts unitaires de la Banque mondiale montre que dans les zones urbaines d’Afrique centrale, le coût d’un km de voirie varie entre 1,2 et 3 millions USD, selon :

  • La topographie, le climat et les conditions de sol,
  • Les réseaux à déplacer (eau, électricité, télécom),
  • Les infrastructures complémentaires (éclairage, caniveaux, trottoirs, carrefours, signalisation, sécurité),
  • Les contraintes sociales (expropriations, indemnisations).

Des projets récents à Kinshasa ou Lubumbashi ont atteint des coûts unitaires de 2 à 2,5 millions USD/km, tout à fait comparables à ceux de Kananga. (Enquête de la Rédaction de Réveil Congo.net).

Confondre des standards génériques avec la réalité technique locale, c’est fragiliser notre crédibilité et détourner l’attention des vrais enjeux de gouvernance

De la différence de prix entre Safrimex et Arabe contractor

Le prix des travaux dépend de la qualité et de matériels utilisés.

Pourquoi Arabe contractor est moins coûteux ?

À la différence des autres entreprises privées, arabe contractor travail dans le cadre de la coopération européenne, et ces matériels ont été selon nos recherches, exonérés en plus, leurs factures passent toujours dans le même cadre d’exonération.

Faudra-t-il comparé les coûts de services rendus par une entreprise qui œuvre dans l’exonération et celle dont tous les impôts sont exigés ?

Les sites à visiter en matière de prix de construction de routes

Bases de données reconnues :

  • Banque mondiale, ARMP, FMI… pour les coûts ou audits

Sites à visiter :

Worlbank(2016).Unit Cost Database for Road projets

HTTPS://www.worlbank.org/en/topic/transport/publication/Unit -Cost-database

Worlbank Technical paper n°(498). Roads Economic.

Décision Model (RED) and highway development and management (HDM-4)Tools

Références accessible via les plates formes internes des projets transport de la banque mondiale auprès du Global Transport practice.

Stéphane Joël Kande

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