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Économie

RDC : Plus de 10.000 milliards de CDF mobilisés en 5 mois

La réalisation du programme quinquennal du gouvernement nécessite la mobilisation des ressources internes comme externes. Au niveau internes, les régies financières jouent un rôle prépondérant dans la mobilisation des recettes. Ainsi, un encadrement du ministère de tutelle s’avère extrêmement nécessaire dans l’atteinte des assignations.

Les régies financières de la République démocratique du Congo (RDC) ont réalisé les recettes de l’ordre de 10. 574,8 francs congolais entre janvier et mai 2024, sur les prévisions de 9.675,6 milliards de francs congolais. Un taux d’exécution de 109,3 %.

Une situation qui a réjoui le ministre des Finances, Doudou Fwamba qui, au cours d’une réunion de mobilisation avec les secrétaires généraux des régies financières tenue à Kinshasa, a donné des orientations claires sur les efforts à fournir pour l’atteinte voire le dépassement des assignations budgétaires 2024.

Il s’est agi d’une première réunion tenue avec les responsables des régies financières, depuis la nomination de Doudou Fwamba au poste de ministre des Finances. Avec le directeur général de la Direction générale des douanes et accises (Dgda), celui de la direction générale des impôts (Dgi) ainsi que le directeur général des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (Dgrad), le ministre des Finances a échangé sur les bonnes pratiques dans la mobilisation des ressources financières.

Les autres experts et fonctionnaires du ministère des Finances ont également pris part à cette réunion qui a porté sur la situation des recettes durant l’année 2024.

 » Il a été noté que les recettes mobilisées de janvier à mai 2024 sont de l’ordre de 10.574,8 milliards de francs congolais sur les prévisions de 9.675,6 milliards de francs congolais, dégageant ainsi un taux d’exécution de 109,3 % », renseigne un document émis par les services du ministre des Finances.

Comparativement aux recettes réalisées à la même période en 2023 qui étaient de 7.233,7 milliards de francs congolais, il se dégage une hausse nominale de 3.325,4 milliards de francs congolais, soit une augmentation de 45,9 %.

Selon la répartition, la Direction Générale des douanes et accises a mobilisé (de janvier à mai ) un total de 2.345,2 milliards de francs congolais sur les prévisions de 2.408,1 milliards de francs congolais, soit un taux d’exécution de 97 %. Quant à la direction générale des impôts, elle a pu mobiliser pour la même période, 6.520,9 milliards de francs congolais sur les prévisions de 5.753,8 milliards de francs congolais. Un taux d’exécution de 113 %. La mobilisation des ressources financières par la Dgrad, affiche 1.708,6 milliards de francs congolais sur les prévisions de 1.513,6 milliards de francs congolais, soit un taux d’exécution de 113 %.

92 millions USD sur 5 ans

Le coût du Programme d’actions du Gouvernement 2024 – 2028 est estimé à 277 066 milliards de CDF, soit USD 92,9 milliards pour une période de cinq ans, soit un coût annuel moyen de 55 413,2 milliards de CDF correspondant à environ USD 18,471 milliards. Ce coût est totalement couvert par des ressources étatiques et non étatiques, du Pouvoir central et des provinces ainsi que des ETD.

Lors de la présentation du programme du gouvernement à l’Assemblée nationale, la Première ministre a indiqué que « le Programme d’Actions du Gouvernement est, dans son essence, la matérialisation de la vision politique du Président de la République » qui découle de son programme électoral 2024-2028 « Allons-y » Unité, Sécurité, Prospérité.

« Les réformes, projets et actions qui y sont contenus se fondent sur une analyse exhaustive des défis majeurs et des contraintes structurelles qui entravent l’économie et le développement de la République Démocratique du Congo, lesquelles contraintes doivent être surmontées pour favoriser l’émergence économique du pays. Notre ambition est de bâtir au cœur de l’Afrique, un Etat plus uni et mieux sécurisé, une économie plus diversifiée et compétitive et une société plus juste pour un développement durable », a déclaré la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

En termes des opérations financières de l’Etat, le budget du Programme d’Actions du Gouvernement dégagera des déficits budgétaires annuels moyens de 9 603,6 milliards de CDF complètement financés par des sources de financement saines.

Dans le souci d’éviter le piège de l’endettement et divers retards de décaissement des partenaires de l’Etat, l’accroissement des ressources internes du budget de l’Etat et les économies liées à la rationalisation des dépenses sera au centre de la stratégie de financement du Programme d’Actions du Gouvernement. Les partenariats publics-privés et/ou les échanges des ressources naturelles du pays continueraient à financer les grands projets industriels et infrastructurels.

Le cadrage macro budgétaire du Gouvernement 2024 2028 se fonde des sources sectorielles de la croissance avec en clef de voûte l’amélioration de la productivité agricole. Ainsi, le secteur primaire progresserait de 7,3 % en moyenne sur la période de 2024-2028 contre 6,5 % entre 2019-2022, occasionné par le dynamisme du secteur minier (en moyenne 6,6 % entre 2024-2028 contre 8,5 % entre 2019-2022) et de la branche « agriculture, sylviculture, pêche et élevage (en moyenne 10,5% entre 2024-2028 contre 2,9 % entre 2019-2022).

Atteindre l’ambition de croissance de 9,8% nécessite un effort important en termes d’investissement. Ainsi, il faudra un effort important d’investissement porté principalement par le secteur privé qui demeure le levier de la transformation, de la croissance économique et de la création d’emplois. Le taux d’investissement privé devrait progresser de 12,7% entre 2019-2022 à 27,0% en moyenne sur la période 2024-2028.

Rehausser l’investissement privé à un tel rythme requiert l’encadrement et l’accompagnement structuré et soutenu de l’État qui entend faire de l’investissement public un levier essentiel pour catalyser le développement du secteur privé. Dans ces conditions, il faudrait porter le taux d’exécution des dépenses d’investissement de 30% à plus de 80% notamment en améliorant le processus de planification, de gestion et de
suivi-évaluation des Investissements Publics ainsi que la passation des marchés publics.

Source: Le Potentiel

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