Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Kinshasa le samedi 19 octobre ont une nouvelle fois révélé la vulnérabilité de la capitale congolaise face aux inondations. Des quartiers entiers ont été submergés, des maisons endommagées, et les infrastructures publiques mises à rude épreuve. Face à cette situation récurrente, le ministre provincial du Plan, Budget, Emploi et Tourisme, Jésus-Noël Sheke, a dressé une liste de six causes majeures à l’origine de ces inondations répétitives.
Selon le ministre, la première cause est l’absence de curage des caniveaux depuis plusieurs décennies. A l’en croire, le système de drainage de la ville, obstrué par des déchets et des sédiments, ne permet plus l’évacuation efficace des eaux de pluie. À cela s’ajoute le non-respect des normes urbanistiques, avec de nombreuses constructions érigées sur des zones non aedificandi, autrement dit des sites interdits à la construction.
L’incivisme des Kinois est également pointé du doigt par Jésus-Noël Sheke. Beaucoup transforment les rivières et caniveaux en décharges publiques, chose qui aggrave l’obstruction des voies d’évacuation des eaux. Par ailleurs, l’absence d’une politique publique de gestion intégrée des déchets accentue ce problème, a-t-il cité sur les ondes de a Radio Top Congo FM.
Enfin, le ministre a insisté sur l’inadéquation du système d’évacuation et de drainage de la ville, qui ne correspond plus aux besoins d’une mégapole de 17 millions d’habitants.
Par ailleurs, il a lancé un appel à une action coordonnée pour remédier à ces défis.
AKAMUS

